Témoignage dans une école primaire
Vendredi dernier, j’ai témoigné auprès de 150 enfants de l’école primaire Sainte-Thérèse à Lorient, successivement aux classes de moyenne-grande section, puis CP, puis CM1-CM2 et enfin CE1-CE2. Ce témoignage rentre dans le cadre de la démarche de Carême de l’école. L’argent qui sera collecté lors de l’opération bol de riz sera envoyé à Anta Akhi.
Je leur ai montré la photo à droite et leur ai demandé ce qu’ils y voyaient. Tous ont parlé de fauteuils roulants, d’handicapés, sans réellement citer les personnes bien-portantes qui les accompagnent. Après ce temps, je leur ai demandé s’ils connaissaient des personnes handicapées. Plusieurs ont parlé de leurs grands parents en fauteuil, quelques uns de leur cousine, de leur oncle, ou d’un ami. Je leur ai demandé quel ressenti ils avaient face au handicap. Quelques uns ont parlé de joie, d’autres de peur, ressenti qui est normal face à une personne dans un corps blessé.
Je leur ai ensuite montré un ensemble de photos pour les sensibiliser au fait que les personnes handicapées peuvent être des enfants comme des adultes, joyeuses, avoir des activités comme des enfants bien-portants de leur âge (jeux…).
Je leur ai présenté le Liban, sa localisation, la signification de son drapeau…
J’ai enfin pris un temps de questions/réponses pour répondre à leurs questions très concrètes.
J’ai été agréablement surpris par l’attention et l’intérêt qu’ils ont portés au projet.
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Les détachements avant le départ
Mon départ en coopération m’a conduit à réaliser au préalable de nombreux détachements, parfois difficiles à faire tant sont nombreux les éléments qui les empêchent.
Il y a 3 mois, j’ai fais le choix de démissionner de mon travail et ainsi refuser le congé sabbatique que me proposait mon employeur (« c’est une sécurité au cas où… » m’affirmait mon employeur !).
D’autres détachements, et pas des moindres sur l’énergie à dépenser, ont consisté à résilier tous ces contrats qui me liaient à des sociétés de téléphone, d’internet, d’assurances… Je vous invite à prendre conscience dans votre vie de tous ces attachements, de toutes ces sécurités qui vous sont proposées (assurances et même assurances sur les assurances…).
Ne plus avoir de téléphone portable est déstabilisant. Comme joindre et être joint à tout moment n’est plus possible, il est alors nécessaire de compenser par l’anticipation. Comment vivaient les gens avant la diffusion grand-public des portables ?
Mon état d’esprit se résume aujourd’hui dans la citation de Saint Augustin : « Se vider de tout ce dont est plein, se remplir de tout ce dont on est vide ». Aujourd’hui, je me vide de ce qui constitue ma vie actuelle pour pouvoir me remplir au Liban de…
