J’ai la chance d’habiter sur un axe où circulent régulièrement des services. Régulièrement signifie que le temps d’attente est en général inférieur à 5 minutes dans la journée. Par contre, les derniers se trouvent vers 20h. Difficile dans ces conditions de sortir le soir.
Qu’est ce qu’un service ? C’est un taxi collectif, ceci signifie que l’on partage sa place avec d’autres personnes. Il peut embarquer jusqu’à 5 personnes. Vous avez deviné, cela peut signifier 2 personnes en plus du chauffeur devant. Autant dire, que je m’arrange toujours pour me mettre à l’arrière du service.
Il suit un axe principal et est reconnaissable de loin à ses plaques d’immatriculation rouges. J’ai constaté que c’est assez souvent de vieilles Mercedes au compteur bloqué.
Pour trouver un service, rien de plus simple. Il suffit que je me trouve au bord de la route et attende qu’une voiture me klaxonne. Si je lève la tête, il est fort à parier que c’en est un. Le revers de cette pratique, c’est que le piéton est sans cesse sollicité par les coups de klaxons des chauffeurs de service qui ne cherchent qu’à se remplir. Dans le cas où je ne souhaite pas un service, il suffit de faire un signe au chauffeur. Signe consistant à lever le menton et légèrement les sourcils. Il m’a fallu un peu de temps avant de maitriser ce geste. L’étape suivante consiste à ne plus lever le menton, mais seulement à lever les sourcils.
De Ballouneh, je me rends en service sur l’autostrade, c’est-à-dire l’axe Nord-Sud du Liban. Je peux alors me rendre soit vers le Nord du pays, soit vers Beyrouth avec un bus.
Les bus de la compagnie d’état desservent Beyrouth et sa grande banlieue (certains vont jusqu’à Jbeil, autre nom de Byblos). Ils sont reconnaissables à leur couleur rouge et blanche et à leur plaque placée derrière la vitre du bus indiquant la direction. Mais ils peuvent aussi être verts et recouverts de publicité. Il n’existe pas de plan des bus. Heureusement que des personnes m’ont indiqué comment me déplacer.
Les bus des compagnies privées desservent principalement la liaison routière entre Tripoli et Beyrouth et les villes sur le chemin.
Les bus sont vraiment le moyen le plus populaire pour se déplacer. C’est un reflet du Liban cosmopolite que j’aime bien. S’y croisent des militaires et des civils libanais, des ouvriers syriens et palestiniens, des africains et des asiatiques, et quelques autres étrangers comme moi qui n’ont pas les moyens d’avoir une voiture…
A titre d’information, me rendre dans le centre-ville de Beyrouth (un service plus deux bus) me coûte au minimum 4500 LL (livres libanaises), ce qui équivaut à environ 2,50 euros. En temps, il faut compter entre une heure et une heure et demie.

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