Cette année, nous sommes passés directement de l’hiver à l’été. Lorsqu’il fait beau et chaud, j’aime aller à la mer en France. Comme le Liban dispose de 200 kms de rivages, je me suis dis que les endroits ne devraient pas manquer.
Force est de constater qu’il faille déjà retirer :
- Les nombreuses plages jonchées de déchets solides. Lors de ma première venue au Liban, j’avais été marqué par les plages de sable de Saida défigurées par des montagnes de déchets. Ce n’est pas l’objet de cet article, mais ceci soulève la délicate question du traitement des déchets au Liban.
- Les plages inaccessibles comme celles près de Jounieh que j’ai vues protégées par grilles et portes cadenassées. La probable explication est que le terrain a été acheté pour en faire une plage privée mais que le projet n’a jamais vu le jour.
Pour en revenir aux plages « acceptables », j’en ai testé deux de styles différents :
- La première, c’est en plein nature. Avec des collègues, nous nous sommes rendus dans un endroit qualifiable de « Into the wild » loin des villes entre Batroun et Tripoli.
Je pensais que nous y serions seuls étant donné le chemin caillouteux pour y accéder. Eh bien non, nous avons croisé 3 hommes qui n’ont pas hésité à mettre le parasol, les affaires personnelles à l’eau et nager une trentaine de mètres pour s’installer sur des rochers.
L’accès à l’eau se fait entre les rochers. Résultat, je me suis ouvert sans gravité sous les pieds.
J’ai trouvé l’eau vraiment salée. Heureusement, j’avais acheté des lunettes de piscine.
- La deuxième, c’est la plage privée. Avec des collègues, nous nous sommes rendus au Palapas Beach, près de Jounieh. Après s’être acquitté d’un droit l’entrée de 20000 LL (soit près de 10 euros !), les 1250 mètres carrés de la piscine en forme de 8 se sont découverts en contrebas de quelques marches.
Nous nous sommes adonnés au « farniente » sur nos chaises longues. Les peaux hâlent, et moi mes pieds ont bien rougis (c’était le seul endroit où je n’avais pas mis de crème !).
Quel havre de détente ! Nous avons fait quelques brasses dans la piscine et dans la mer (eh oui, nous étions les seuls à nous baigner dans la mer !). Nous avons bu notre boisson faiblement alcoolisée (pas de publicité !) au bord de la piscine, ou plutôt en barbotant dans la piscine. Pendant ce temps, au son de la musique électronique dont les enceintes couvraient toute la piscine, des filles se déhanchaient sur le bord de la piscine, ou plutôt sur le comptoir du bar. Est-ce que vous avez réussi à me suivre ? De multiples services étaient proposés, le grand lit à la place des chaises longues (c’est assez tendance !), le jet-ski, le snack bar.
En fin d’après-midi, les employés se sont empressés de ranger les chaises longues pour transformer le lieu. Le soir, comme souvent, une beach party était organisée.
C’était la première fois que j’allais dans une piscine privée et j’ai particulièrement bien aimé. A refaire mais pas trop souvent car les finances ne suivront pas !
Il ne faut pas faire de ces exemples une idée réductrice de toutes les plages libanaises. Par exemple, les plages publiques de Tyr dans le sud du Liban sont de grandes étendues de sable fin propres, maintenues propres grâce à des initiatives. Par exemple, le club d’éco-tourisme Vamos Todos collabore avec l’association T.E.R.R.E. pour nettoyer la côte de Tyr le 3 juillet prochain.

Merci pour votre excellent article.
En avril 2009 j’ai été pendant une semaine au liban avec mes enfants. les plages et tous les lieux publiques étaitent sales… Dommage.
On a été très choqués.
Into the wild est un film préféré de mes enfants,il fait rêver et ce n’ai pas le cas du Liban. Je dois y retourner dans deux semaines pour 10 jours. (je suis d’origine libanise).
C’était le premier voyage de mes enfants dans mon pays natal. Peut-être mon fils n’y retournera plus du tout. Et,ma fille me supplie d’annuler le billet d’avion que je lui ai acheté pour bientôt. C’est trist.
Je m’accroche encore à ce pays en sachant qu’il n’y a rien.
@ WIEST
Il est certain que certaines plages libanaises ne font pas rêver. Mais vous ne pourrez plus généraliser après avoir vu par exemple celle de l’Ile aux Palmiers.
En une année au Liban, j’ai découvert beaucoup d’endroits magnifiques, des gens qui essaient de faire bouger le pays. Je ne partage donc pas votre opinion lorsque vous dites avec fatalité qu’il n’y a rien.