Les années précédentes, la fête de fin d’année de Sesobel prenait la forme d’une pièce de théâtre. Cette année à la fin juin (je prends un peu de retard dans la rédaction de mes articles !), Sesobel nous a offert une compétition sportive, occasion de transmettre des messages.
L’introduction à la fête
Après l’hymne national libanais, la directrice de Sesobel, Fadia Safi, accompagnée d’un enfant sont entrés dans le « stade » et ont transmis la flamme pour allumer la vasque.
Trois personnes ont ensuite pris la parole. Samer Salameh, le directeur général de la société libanaise de téléphone Alpha, sponsor de la journée pour la quatrième année consécutive. Puis l’aventurier Maxime Chaya qui a réalisé plusieurs exploits dont celui de planter pour la première fois le drapeau libanais au sommet de l’Everest. Et enfin Fadia Safi. J’ai particulièrement apprécié le message de Maxime Chaya. Fort de son expérience, il a constaté que les difficultés rencontrés dans ses exploits se dépassent pour 1% par le physique et pour 99% par le mental. Quel beau message pour certains des jeunes qui sont limités physiquement !
Les épreuves sportives
Place aux épreuves ! Plusieurs équipes se sont affrontées dans des épreuves aussi variées que celles des jeux olympiques : enchainement de roulade ou roue, roulade avec cerceau, jeu d’adresse avec cerceau ou ballon de basket, passage au-dessus d’obstacle, tunnel, passage au-dessus d’autres jeunes (épreuve pas évidente car exigeant de la confiance dans les autres personnes de l’équipe), bicyclette…
Dans l’épreuve de foot, les jeunes ont traversé une partie de la salle et accroché leur ballon au filet du but. Tous les ballons ont ensuite été retournés pour faire apparaitre le message : « Défier les difficultés est notre devise et la joie de vivre est notre fin ».
Pour finir, les jeunes du CAT (Centre d’Aide par le Travail), c’est-à-dire ceux ayant une activité professionnelle adaptée, se sont affrontés dans un match de basket de haut niveau (il faut préciser qu’ils s’entrainent tous les midis après le déjeuner !). Même Fadia Safi a participé à la fin du match.
Entre chaque épreuve, des jeunes pom-pom girls d’un jour ont chauffé l’ambiance. Elles agitaient leurs pompons colorés en jaune et bleu selon une chorégraphie maitrisée après sûrement plusieurs heures de répétition.
Des jeunes de Sesobel ont défilé dans des avions et des bateaux pour reconnaitre les efforts réalisés dans l’adaptation de ces moyens de transport aux personnes avec un handicap. Ensuite des jeunes ont symbolisé le drapeau du Liban pour indiquer encore tout ce qu’il reste à faire dans ce pays.
Les épreuves étaient présentées et arbitrées par Tony Baroud, un ancien membre de l’équipe nationale de basket et surtout connu comme commentateur de match à la télévision. Et évaluées par un jury. Le carton vert symbolisant « Excellent » a été levé à chaque fois.
La clôture de la fête
Le temps des épreuves a laissé place à celui de la remise des prix et cadeaux entre Samer Salameh, Maxime Chaya, Fadia Safi et la plus jeune accueillie à Sesobel.
Cette fête s’est ensuite clôturée par une démonstration de taekwondo (ils en ont cassé des planches de bois et des briques !).
J’ai aimé cette fête. Tous ces enfants et jeunes de Sesobel ont montré avec enthousiasme ce qu’ils savaient faire, chacun étant impliqué sous une forme adaptée à son handicap. Pour information, ce sont les jeunes de l’atelier graphique qui ont réalisé le logo.

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