Cette randonnée avec le club Vamos Todos n’avait pas de difficulté particulière (niveau 4).
Une partie de cache-cache
Dès le début de la randonnée, une partie de cache-cache s’engage entre nous autres randonneurs et la cascade. Dans un premier temps, nous entendons le son si agréable de l’écoulement de l’eau sans pouvoir distinguer son origine. Au fil de notre descente, la magie opère, une cascade se distingue de la verdure environnante. Nous avons alors les yeux des enfants à Noël quand le jouet tant désiré devient réalité palpable. Mais le plaisir est de courte durée puisque la chute d’eau disparait aussi rapidement qu’elle n’est apparue. Nous continuons alors notre descente, le son de l’eau devenant de plus en plus intense. Soudain, une autre cascade surgit cette fois proche de nous. Nous la saluons et faisons connaissance. Elle nous explique qu’elle est très liée à la cascade que nous avons vue précédemment et nous invite à la rencontrer. Avec d’autres courageux, nous marchons quelques minutes et arrivons au pied d’une chute d’eau impressionnante. Ouah ! Nous la saluons et voulons jouer avec elle. Elle nous dit qu’elle n’est pas apprivoisée (ca ne vous rappelle pas quelque chose, l’histoire d’un renard et d’un enfant aux cheveux couleur d’or). Après un temps, un lien se créé entre elle et nous. Elle nous envoie des embruns quand nous nous approchons un peu trop d’elle. Nous ripostons alors en la prenant en photo. Pour nous souvenir de cette belle rencontre, nous prenons une photo tous ensemble. « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince)…
Les surprises
En marge de cette partie de cache-cache, la randonnée nous réserve des surprises, bonnes et mauvaises. Dans les mauvaises, ce sont les traces de l’exploitation humaine pour la production de charbon de bois (arbres coupés, bidons jonchant le sol…). C’est la présence d’un restaurant surplombant la cascade. Ce sont les déchets charriés et installés temporairement dans le lit de la rivière (jusqu’à ce qu’ils soient emportés de nouveau et déposés ailleurs). C’est la carcasse d’une voiture tombée de la route surplombant le chemin. Ce sont les déchets du restaurant flottant dans de l’eau près de celui-ci. Dans les bonnes surprises, ce sont ces arbres à l’écorce rouge qui m’intriguent. C’est la source d’eau douce, la bienvenue pour alimenter nos gourdes de ce précieux sésame. C’est cette petite chapelle perdue au milieu de nulle part.
Le déjeuner
A la fin de la randonnée, nous déjeunons dans le restaurant surplombant la cascade. Au menu, un mezzé. Ce plat traditionnel libanais est un assortiment de petits plats (fattouche, hommos, kebbé, kafta, taboulé…). Dans un prochain article, je vous parlerai de ces termes dont la seule évocation des noms me réveille les papilles gustatives. Après le repas, les randonneurs ont abandonné la cadence de la marche pour adopter celle de la dabké. Dans un prochain article, je vous parlerai également de cette danse traditionnelle libanaise.
Le temple romain de Bziza
Après le déjeuner, nous reprenons le car et faisons un rapide crochet par Bziza. Le petit temple romain prostyle est en assez bon état, avec ses quatre colonnes et son élégant portique. Sur le flanc gauche du temple, nous distinguons les restes d’une église édifiée à l’époque byzantine. Ce qui me surprend le plus, c’est que le site soit aménagé en jardin public avec une pelouse (une vraie pelouse bien verte, ce qui est peu fréquent au Liban) et des bancs.

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