Sainte Barbe (Barbara en grec et latin) est une sainte de l’Église catholique et de l’Église orthodoxe et est fêtée le 4 décembre.

Hagiographie de sainte Barbe

Icone de sainte BarbeL’hagiographie de sainte Barbe est tirée de l’encyclopédie en ligne Wikipedia :
Sainte Barbe aurait vécu au milieu du 3ème siècle à Nicomédie en Asie Mineure (aujourd’hui Izmit en Turquie) sur la mer de Marmara. D’autres sources la font naître à Héliopolis (aujourd’hui Baalbeck au Liban) où elle aurait vécu sous l’empereur Maximin (empereur romain connu pour sa persécution des chrétiens).

Son père Dioscore aurait été un riche édile païen descendant de satrapes perses. Pour protéger sa virginité ou la protéger du prosélytisme chrétien, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour.

Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.

Dioscore la décapita et fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre. Quand les chrétiens vinrent demander le corps de sa fille, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d’où le nom de sainte Barbara qui lui fut donné.

Tradition libanaise

Selon la tradition, la fuite de Barbe n’aurait été guère réussie sans l’aide de ses amies qui lui donnèrent l’idée de se déguiser. Pour commémorer cette fuite, les enfants se déguisent et frappent aux portes du voisinage, quémandant des sucreries. Ils jouent du tambour et chantent dans les rues un air traditionnel : « Hechlé berbara wil ame bil mghara » (Barbe s’est enfuit et le blé est dans la grotte).

Toujours selon la tradition, Barbe se serait nourrit de blé lors de sa fuite. Pour commémorer cela, les libanais préparent le sneïniyeh (plat aussi traditionnellement servi lorsqu’un enfant perce sa première dent, dent se disant en arabe sneïn). C’est un bouilli de blé, parfumé à l’anis, plus ou moins sucré, et garni de raisins, amandes, pistaches, noix, pignons…

Fête à Anta Akhi

La veille de la sainte Barbe, je me suis régalé avec le sneïniyeh proposé pour le goûter à Anta Akhi.

Dans la soirée, jeunes et accompagnateurs se sont déguisés (et moi aussi !). Il est une tradition à Anta Akhi depuis plusieurs années, c’est la venue de séminaristes. Ils ont animé un jeu de piste avec des questions bibliques. Après cela, Barbara, dont c’était la fête, a coupé le gâteau avec l’aide d’un séminariste. J’ai gouté ce gâteau à la crème mais aussi les atayefs qui sont des pâtisseries traditionnelles. L’atayef est une pâte sucrée présentée en cornets, fourrée à la crème de lait et servie nappée de sirop. La soirée s’est prolongée par de la musique et des danses.

Le jour de la sainte Barbe, des accompagnateurs déguisés ont fait la tournée des bureaux et quémander bonbons et autres sucreries. Ce qu’ils ont parfois réussi à obtenir, notamment lors de leur passage dans la cuisine de la maison.

Pour conclure, la cuisine libanaise est très riche en pâtisseries. Elles sont le plus souvent réservées aux jours de fête qui ponctuent l’année ou à des occasions particulières (naissances, mariages, décès…). Comme je ne suis présent que deux ans au Liban, je me dois de ne pas rater chaque occasion qui se présente !