Bonhomme de neigeQuand on décide d’aller skier en dehors de l’Europe, le Liban n’est peut être pas la destination qui vient en premier à l’esprit. Et pourtant ses montagnes culminent à 3088 mètres et accueillent six stations de ski. C’est près de la station de Faraya-Mzaar située entre 1800 et 2500 mètres que nous nous rendons avec les jeunes d’Anta Akhi en ce matin de mars.

Sur la route de montagne nous y menant, notre bus double beaucoup de vieux bus colorés servant au ramassage scolaire au Liban. Je suis surpris de constater qu’autant d’enfants ont délaissé les bancs d’école pour une journée à la neige.

Nous faisons une rapide halte au village de Kfardebian pour retirer les quatre luges qui nous sont prêtées gracieusement. Ce village, doté d’infrastructures hôtelières 4 et 5 *, a des noms qui me sont familiers, « restaurants », « chalets », « location ski »…

Sur l’immense parking de Faraya, les jeunes s’équipent de bonnets et gants. Plusieurs d’entre eux troquent à tour de rôle leurs fauteuils roulants ou leurs walkers contre des luges. Comme elles ne sont pas attelées à des chiens, ce sont les accompagnateurs qui les tirent. Ceci conduit à des situations comiques, Samira tombée dans la neige en essayant de tirer Maya, Pierre tombé dans la neige suite à un virage mal négocié. De grands rires accompagnent alors ces moments.

Après avoir rangé mon appareil photo dans le véhicule, je rejoins les accompagnateurs qui se livrent à une traditionnelle bataille de neige. Cette dernière n’épargne pas certains jeunes touchés par des frappes chirurgicales qui ont ratées leurs cibles. Nous nous amusons beaucoup.

J’observe avec consternation une BMW faire un burnout sur le parking à proximité de quelques uns des bus scolaires croisés précédemment. Cette pratique, dont j’ignore l’utilité, consiste à faire rugir le moteur, crisser les pneus et faire apparaître un joli nuage de fumée. Au final, le parking se souviendra de cet instant car la voiture y aura laissé des traces. L’année passée, je me rappelle avoir vu ce phénomène au même endroit. Sauvons les fabricants de pneus, instaurons la journée du burnout !

Au retour, Jean notre chauffeur s’arrête, sort du véhicule et s’éloigne de la route. Il remplit alors un sac de neige fraîche. C’est à notre retour que je comprends la raison de cela. Des dames de maison me proposent de goûter la neige préparée avec de la mélasse de raisin ou avec du citron. Un délice ! Il faut savoir que la glace est née dans cette région du monde. Le mot sorbet vient de « sherbet » qui signifie sirop. Autrefois, les sultans ottomans en raffolaient. Pour eux, les chameaux descendaient chargés de neige de la montagne libanaise.

 

Un hiver sans neige cette année

Le nom Liban est dérivé de « Loubnan », un terme araméen qui signifie « blanc » en parlant de la montagne. Il est vrai que les montagnes du Liban sont d’ordinaire recouvertes de neige en hiver. Mais cette année, le soleil en a décidé autrement. Il s’est invité en force au grand dam d’une neige tapissant les massifs montagneux pendant seulement quelques semaines.

Il est toujours de possible de se consoler en faisant des randonnées ou en louant des véhicules ATV pour se déplacer sur des espaces verts, normalement couverts de neige en cette saison.

Pour finir, un clin d’oeil reçu dans ma boite mail cet hiver.

 

Related Posts with Thumbnails

Une réponse à “Les jeunes d’Anta Akhi à la neige”

  1. Supères sympas ces photos !
    Bravo à tous…

    A biento Martine

Trackbacks/Pingbacks

    Pour laisser un commentaire...

    Les commentaires sont modérés et certains peuvent passer dans le filtre de spam. Ne vous inquiétez pas, je les vérifie un par un et les affiche après. J'encourage aussi ceux qui ne laissent jamais de commentaires à le faire, cela fait toujours plaisir ! Merci.

    Laisser ces deux champs tels quels :