Logo de la Coupe du Monde de footballAlors que l’échéance des élections municipales approche (2, 9, 23 et 30 mai selon les régions), les affiches des candidats tardent à être placardées. Par contre, des vagues de drapeaux déferlent sur le Liban.

Une mosaïque de couleurs…

Lorsque je croise mon premier drapeau brésilien, je pense à la diaspora libanaise qui rentre au pays pour les vacances d’été. Un peu en avance cette année ! Lorsque je croise mon premier drapeau allemand, je pense cette fois à des touristes au patriotisme exacerbé. Puis les drapeaux se multiplient. Intrigué, je demande alors les raisons de ce phénomène. Tous les quatre ans, le Liban vibre pour la Coupe du Monde de football. Même si le pays du Cèdre n’y participe pas. Depuis plus d’un mois, les Libanais se préparent pour supporter leur équipe préférée et affichent clairement leurs couleurs.

Certains ensembles de couleurs sont plus présents que d’autres dans le paysage local. C’est notamment le cas des noir-rouge-or, vert-or-bleu, vert-blanc-rouge. Sur les 32 équipes engagées dans la Coupe du Monde, les types de drapeaux les plus fréquents sont moins d’une dizaine. Ce sont les grandes nations du football figurant comme favori pour le titre (Allemagne, Brésil, Italie, Argentine, Angleterre), les outsiders étant quasi invisibles (Portugal, France…).

… Déclinée sous toutes les formes

Dans plusieurs régions libanaises sillonnées les semaines passées, je constate un même engouement pour la Coupe du Monde. Au gré du vent, des drapeaux flottent aux balcons et voitures. Des drapeaux de toutes les tailles, allant de quelques centimètres à plusieurs mètres. Pour l’instant, je n’ai pas acheté de drapeau français. Et je ne pense pas hisser haut les couleurs tricolores sur mon balcon tellement je suis peu confiant sur les chances de l’équipe de France d’aller loin dans la compétition.

Les aficionados ne se contentent pas seulement de drapeaux, ils vont jusqu’à repeindre le capot de leur voiture ou de leur scooter avec les trois bandes colorées, en soutien aux équipes de la Mannschaft ou de la Squadra Azzurra. Ils s’affichent dans les rues avec des maillots floqués de noms de joueurs et des bracelets aux couleurs de leurs équipes favorites. Quelle surprise de constater cette semaine qu’un jeune d’Anta Akhi a un bracelet aux couleurs de l’Allemagne !

La Coupe du Monde est aussi une bonne occasion de faire des affaires. Des sociétés surfent ainsi sur la Coupe du Monde et proposent des publicités aux couleurs de l’évènement. Avec des enjeux moindres, beaucoup de magasins profitent de l’aubaine et des trottoirs pour exposer à la vente drapeaux et autres accessoires aux couleurs des différentes équipes (objets en forme de main à accrocher au rétroviseur intérieur, banderoles à apposer sur le tableau de bord et/ou la plage arrière de la voiture…). Tout comme les vendeurs ambulants situés sur les axes principaux et qui slaloment entre les voitures ralenties par des embouteillages pour tenter d’écouler leur marchandise d’un moment.

Le choix des équipes supportées

Qu’est-ce qui peut pousser un Libanais à supporter telle équipe ou telle autre ? Voici une liste pêle-mêle de raisons qui m’ont été données :
- En soutien d’un membre de la famille, chaque famille libanaise ayant au moins l’un de ses membres installé dans l’un des 32 pays compétiteurs (notamment au Brésil, en Argentine et en France).
- En soutien de l’être aimé, comme c’est le cas d’une amie fiancée à un français.
- Pour la beauté des joueurs de la Seleçao ou de la Squadra Azzurra (raison donnée par la gente féminine).
- En souvenir d’anciens joueurs mythiques, l’Argentine de Diego Maradona, l’Allemagne de Franz Beckenbauer…
- Après l’analyse méthodique des équipes.
Les critères de choix relèvent donc du domaine affectif pour les uns et du domaine rationnel pour les autres.

Dans certains cas, plusieurs drapeaux flottent ostensiblement aux balcons. C’est le cas chez cette famille amie où le drapeau allemand partage la vedette avec le drapeau espagnol. L’aînée est pour le Brésil, le garçon pour l’Espagne et la benjamine pour l’Allemagne, les parents n’ayant pas de préférences ! L’aînée m’avoue, confiante dans son équipe favorite, qu’elle mettra le drapeau brésilien lorsque les deux équipes soutenues par son frère et sa sœur seront éliminées. Cela augure des soirées agitées.

Des voitures possèdent un, deux, voire quatre drapeaux, représentant un, deux voire quatre équipes. C’est ainsi que le drapeau du Brésil côtoie celui de l’Allemagne ou de l’Italie. Est-ce pour augmenter la probabilité d’avoir choisi l’équipe gagnant la compétition ou pour éviter la division des familles ?

Pour les affaires, il n’est pas convenable de se froisser avec les clients. Les restaurants ne prennent donc pas partie pour une équipe et étalent tous les drapeaux, ou presque.

En assistant à tout cela, je me mets à rêver d’une équipe nationale de football libanaise avec une stature internationale. Alors les drapeaux étrangers disparaitraient au profit du drapeau marqué du cèdre, les libanais soutiendraient leur équipe nationale. Le football, symbole d’unité nationale…

En attendant cela, que la meilleure équipe gagne en Afrique du Sud !

 

Abonnez vous au flux RSS de ce blog

Elle fête son 25e anniversaire cette année dans la plus grande discrétion. Comme pour tout ce qu’elle fait, l’association arcenciel préfère l’efficacité dans le silence, l’efficacité et le silence.

Il aura fallu attendre toutes ces années et le prix Takreem dans le domaine « philanthropie et actes humanitaires », qui lui a été remis le mois dernier, pour faire sortir de leur mutisme les « gens » d’arcenciel. Les acteurs dans l’ombre d’une belle aventure qui embrasse aujourd’hui tous les secteurs de notre société. Une société fonctionnant, hélas, la plupart du temps sur des initiatives personnelles.

Lire la suite…

Lire la suite...

À flanc de colline, au cœur d’une végétation luxuriante et en surplomb d’une rivière, le cadre est idéal pour une villégiature de rêve. Mais le complexe touristique en construction se dresse dans un village du Liban aux portes de l’ennemi, à un jet de pierre d’Israël. « On nous a dit que c’est une folie de construire si près de la frontière avec Israël », explique Khalil Abdallah, l’initiateur de ce projet de 3 millions de dollars érigé à Wazzani, à trois mètres de la ligne bleue. « On nous a dit aussi que c’était une très bonne idée », ajoute cet entrepreneur de 58 ans, de retour au pays après 40 années passées en Afrique.

Lire la suite…

Lire la suite...

Une dure vie de moustique

Jerome le 20 mai 2010

MoustiqueAlors que je menais une vie paisible en France, je décide un jour de satisfaire ma soif des grands espaces. Je m’invite dans un sac à dos plein à craquer, entre un pantalon et un pull. Sans vraiment savoir où cette aventure me mène. Le voyage n’est pas de tout repos. Je suis secoué comme du linge dans une machine à laver, je reçois des rayons X très désagréables. Quelques heures après, le sac s’ouvre. Je ne suis pas mécontent de déployer mes ailes longues et fines et de prendre mon envol.

Lire la suite…

Lire la suite...

Plutôt que d’accepter les pratiques religieuses du christianisme et de l’islam, qu’ils jugent pesantes, certains Libanais choisissent de se tourner vers des formes allégées du bouddhisme, parfois sans même renoncer à leur identité religieuse d’origine. Appel au secours ou effet de mode, la spiritualité orientale tente en vain de définir sa place dans la collectivité.

Lire la suite…

Lire la suite...

Après les salons d’esthétiques pour femmes et pour enfants, nous autres messieurs avons enfin le droit de nous laisser aller entre les mains de professionnelles de l’esthétique et de la détente dans un spa qui nous est exclusivement consacré à Beyrouth.

C’est un espace entièrement dédié aux hommes, à leur confort, à leur bien-être. Au cœur de la capitale, un spa pour hommes a récemment ouvert ses portes. Une idée avant-gardiste pour le Liban où les spas pour femmes pullulent « à chaque kilomètre », comme l’affirme Fadi, le responsable de ce centre. « Nous avons effectué une étude de marché et il est apparu qu’aucun espace de ce genre n’existait au Liban, contrairement au Golfe où ce concept est très répandu et très en vogue », ajoute-t-il. « De là nous est venue l’idée d’ouvrir ce centre où tout, absolument tout, est fait pour le confort des hommes. Pour notre logo, nous avons choisi le lion, sans hésiter. Vous savez pourquoi ? Parce que le lion est paresseux, s’occupe de lui-même et ne fait pratiquement rien de la journée. Il est le roi, personne n’ose se mesurer à lui », explique encore Fadi.

Lire la suite…

Lire la suite...

En chemin vers Pâques… (3/3)

Jerome le 10 mai 2010

Le Samedi Saint, le Pâques ambulant

Le Samedi Saint est un jour d’attente entre la mort de Jésus le vendredi et sa résurrection le dimanche.

Comme l’année passée, nous prenons la route, accompagnateurs et volontaires, pour rendre visite aux jeunes d’Anta Akhi qui célébreront le Dimanche de Pâques en famille. La rencontre s’articule dans chacune d’entre elles autour de la lecture d’un texte biblique, du partage d’intentions de prière, de la distribution de la communion par le prêtre qui nous accompagne et par un petit temps festif. C’est toujours avec la même joie que je participe à ces moments privilégiés dans les familles.

Lire la suite…

Lire la suite...

Le Jeudi Saint, la cérémonie du lavement des pieds

Le Jeudi Saint marque le début du Triduum pascal et commémore l’institution concomitante des deux grands sacrements du sacerdoce et de l’Eucharistie.

Au cours d’une messe célébrée communément pour Sesobel et Anta Akhi, le prêtre interpelle successivement chacun des douze jeunes choisis parmi ces deux associations. Puis il leur lave humblement les pieds, en mémoire du moment où Jésus a fait de même pour ses douze apôtres.

Lire la suite…



Related Posts with Thumbnails

Related Posts with Thumbnails

Lire la suite...