Lors de mes vacances françaises en février dernier, un couple d’amis me réserve une surprise en m’annonçant sa venue au Liban en mai avec la caravane amoureuse. Quelques minutes de présentation du projet me suffisent pour être séduit. Après trois mois d’attente, le départ se profile. Sans savoir vraiment où cette aventure me mènera.
Jour 1 – Baalbek
Le rendez-vous avec la caravane amoureuse est fixé à Baalbek qui est pratiquement à la même latitude que Ballouneh où j’habite. La distance séparant ces deux villes est de 50 kilomètres à vol d’oiseau. A vol d’oiseau car le Mont-Liban sépare géographiquement ces deux villes. Il existe bien une route pour rejoindre la plaine de la Bekaa depuis chez moi mais pas de transport en commun. Je dois donc descendre jusqu’à l’autostrade en taxi-service et prendre ensuite un bus me conduisant au rond-point Cola à Beyrouth, véritable plaque tournante vers le sud et l’est du pays. Des rabatteurs vendent les places à la criée pour remplir la douzaine de sièges de la vanette. Nous n’attendons pas que ce mini-bus soit plein et prenons la route. Le trajet global prend environ trois heures !
Ayant rendez-vous au centre culturel français de Baalbek à 17h, j’arrive finalement à 17h30. Cyrille, directeur du centre, m’annonce qu’il attend les caravaniers vers 19h. Il m’invite donc à repasser plus tard.
Je profite de ce temps pour flâner à l’extérieur des ruines romaines de la ville. Les vieilles pierres se dorent aux rayons du soleil déclinant. Elles revêtent leurs couleurs d’apparat afin de me séduire, pour me faire mieux apprécier ce temps d’attente imprévu. Et cela fonctionne à merveille.
Je reviens au centre culturel et assiste pendant plusieurs heures aux nombreux échanges téléphoniques avec la caravane. Cette dernière est bloquée à la frontière entre la Syrie et le Liban dans les méandres administratifs. La frontière, symbole ambivalent, protection indispensable quand le danger est proche, barrière insupportable quand elle empêche les échanges et relations. Les documents des bus sont enfin approuvés par le directeur général des douanes de Beyrouth, un visa pris pour israélien est enfin identifié laotien. Après 12 heures d’attente, les portes du Liban s’ouvrent aux caravaniers. Étant donné l’heure tardive, ils décident de dormir à la frontière. Informées de ce changement de programme, les familles de Baalbek expriment leur regret de ne pouvoir accueillir les caravaniers chez elles. Cyrille propose de m’héberger pour la nuit. Merci à lui !

bonjour Jerome
je vois que tu as toujours de l’energie, malgre la temperature, et un bon coup d’oeil, tes photos sont bien belles !
pour ma part je suis en coree (pour Saipem) depuis mai et jusqu’a Noel, et nous faisons la decouverte et l’apprentissage d’un pays vraiment different : culture, paysage, climat, urbanisme, relations humaines, cuisine, langue…
les contacts superficiels sont faciles, les relations plus continues sont moins simples
amities
Xavier