Beirut Water TaxiUn projet de taxi maritime le long de la côte libanaise qui coûterait 50 millions de dollars, un trajet Beyrouth-Jounieh pour 6 000 livres, et des heures d’embouteillage évitées. Tel est le plan incroyable mais vrai de Khaled Takki, baptisé « Beirut Water Taxi ».

Se déplacer le long de la côte libanaise sans subir ses embouteillages infernaux ? Telle est l’ambition du projet « Beirut Water Taxi », qui propose un transport express sur les eaux de la Méditerranée grâce à des navettes semblables à celles du fleuve Hudson à New York.

L’idée, alléchante pour des milliers de Libanais qui passent chaque jour des heures sur les autoroutes encombrées, notamment celles qui relient les villes côtières, a reçu le soutien du Premier ministre Saad Hariri et attend la préparation d’un projet de loi, rapporte Rana Moussaoui de l’AFP.

« Dès qu’on obtiendra le feu vert, les embarcadères seront construits et les navettes fabriquées en un an », affirme Khaled Takki, PDG de la compagnie privée « Lebanese Water Transportation Alternative », à l’origine de l’initiative.

« La circulation est devenue insupportable » dans ce pays de 10 425 km2, où le transport public est bancal, dit-il.

Point de concentration : la capitale Beyrouth (plus d’un million d’habitants), qui enregistre l’entrée et la sortie de 500 000 véhicules par jour, dont 25 % sont conduits par une seule personne.

« L’objectif est de diminuer d’au moins 25 % le flux de voitures vers Beyrouth en offrant aux employés, étudiants et touristes une solution de remplacement agréable pour se déplacer », assure le promoteur, qui table sur au moins 10 000 passagers par jour au départ et 50 000 par la suite.

M. Takki a eu cette idée lorsque deux de ses employés ont présenté leur démission en janvier 2009. « Ils en avaient marre de passer entre une et deux heures pour arriver à Beyrouth depuis Jal el-Dib ou Antélias », à cinq kilomètres de la capitale.

Le projet, dont la première phase devrait coûter environ 50 millions de dollars, se fonde sur un système de franchise en fonction duquel plusieurs compagnies géreront le corridor maritime, les bateaux ou encore les centres commerciaux qui seront bâtis près des embarcadères.

« Au lieu d’avoir les nerfs à fleur de peau, l’employé prendra son petit-déjeuner au mall (centre commercial, ndlr), achètera un quotidien et boira tranquillement son café dans le « shuttle » (160 personnes), le « clipper » (220) ou la navette V.I.P. (16) », explique M. Takki.

Les deux premières navettes, de type Catamaran (30 nœuds) et fabriquées par une compagnie australienne, assureront, de 06h00 à 21h00, le trajet entre Beyrouth et les principales villes côtières du Nord (Tripoli, Byblos, Jounieh) et du Sud (Damour, Saïda, Tyr, Naqoura).

Le service sera assuré toute l’année, sauf les jours où la mer est démontée. Les passagers, eux, sont assurés à hauteur de 250 000 dollars par personne.

Le prix ne dépassera pas celui payé pour un taxi collectif. À titre d’exemple, le trajet Beyrouth-Jounieh (15 km) vaut 6 000 LL, soit quatre dollars pour 25 minutes.

« Les employés verront leur productivité augmenter (…) et les étudiants des régions n’auront pas à rester dans un foyer à Beyrouth, sans compter l’avantage pour les touristes », assure M. Takki. Le projet prévoit également un circuit de bus qui proposera aux passagers de les transporter en ville.

Après 21h, il propose même de transformer les navettes en restaurants avec vue sur la côte illuminée du Liban.

Source : quotidien L’Orient-Le Jour, 09 juillet 2010

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Jour 8 – Beyrouth et Kfifane

Jour 8 - Beyrouth et KfifaneDe bon matin, Nadège, Yves et Pablo nous réservent un petit-déjeuner un peu spécial à l’occasion de la fête de Viviane. La journée commence en beauté.

Nos bus empruntent ensuite l’autostrade, cette route côtière menant jusqu’à Beyrouth. Le rendez-vous avec Christine, la journaliste qui organise notre journée, est fixé près de la mosquée sunnite Mohammed el-Amine, financée par l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. En attendant cette femme, je vois pour la première fois un agent de propreté épousseter un feu de signalisation au plumeau !

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Jour 7 – Tyr

Jour 7 - TyrCéline, Erwan et moi remercions chaleureusement Mohammed et sa femme qui nous ont accueillis à dormir chez eux à Nabatieh. Peu après, nous reprenons la route en direction du sud. J’observe le paysage défiler derrière la vitre, l’infini paysage azuré, les plantations de bananiers. Puis nous arrivons au fleuve Litani, large de quelques mètres seulement. Aussitôt franchie cette frontière naturelle avec le sud-Liban, la présence de casques bleus sud-coréens dans des blindés peints en blanc et frappés du sigle « UN » rappelle que la région est sous le contrôle de la FINUL.

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chemises.pngC’est avec un simple prénom, qui a quelque chose de presque aristocratique, et un coup de ciseau précis et artistique qu’Alphonse s’est fait connaître. De fil en aiguille, ses chemisiers lui ont taillé une place privilégiée qu’il conserve, en travaillant dur et méticuleusement, depuis un demi-siècle.

Sur sa carte de visite, un prénom : Alphonse. Sur les étiquettes qu’il fixe aux cols intérieurs de ses chemises, comme un label de qualité déposé, une seconde carte de visite, on peut encore lire, tel qu’en 1962 : Alphonse, 352784, Hamra – Beyrouth. Et dans le regard d’Alphonse, toute la nostalgie du Hamra « d’hier »… Celle des Horseshoe, des Café de Paris et autres cafés-trottoirs, de grands cinémas, de belles enseignes et des soirées glorieuses en compagnie d’étrangers et de gens « de la haute société »…

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