En ce 24 octobre, je souhaite être présent pour la tentative de record du plus grand plat de hommos (cf l’article Hommos et tabbouleh 100% libanais). Arrivé tôt dans la matinée à Beyrouth, j’en profite pour me rendre au marché organique (en France, c’est l’équivalent d’un marché bio) Souk el Tayeb. Je fais la connaissance avec des jeunes dont les parents tiennent un stand de produits français et allemands (le père est alsacien et la mère libanaise). Je déguste une de leurs spécialités à base de pommes de terre. Tayeb ! Délicieux !

350.JPGSans savoir d’où elle est venue, une jeune fille s’introduit dans notre conversation. Vêtue d’un T-shirt avec le logo « 350 », elle nous parle avec un anglais rapide du réchauffement climatique et nous demande de poser pour une photo. Un peu réticent, je mets du temps à me décider et finis par accepter de poser avec ces jeunes équipés de masques et tubas, combinaisons de plongée, lunettes de piscine… Après la prise de plusieurs photos, je sors discrètement du cadre et prend mon appareil photo. Alors que je m’apprête à faire quelques réglages, tout ce joyeux groupe se met en mouvement et remercie rapidement les participants. J’appuie sur le déclencheur dans l’urgence et voit le groupe disparaitre.

A mon retour à Anta Akhi, je me rends sur le site 350.org et constate que je me suis involontairement associé à une campagne mondiale. Le hasard fait bien les choses !

Source : www.350.org350.gifEn 2009, le taux de dioxyde de carbone dans notre atmosphère est de 387 ppm (parties par million). Les principaux scientifiques établissent à 350 la limite maximale de dioxyde de carbone. C’est le chiffre auquel l’humanité a besoin de revenir aussi tôt que possible afin d’éviter un changement climatique incontrôlable.

350.org coordonne une journée mondiale d’action le 24 octobre dans des milliers d’endroits emblématiques partout dans le monde – depuis le Taj Mahal jusqu’à la Grande barrière de corail. Les organisateurs souhaitent provoquer un mouvement mondial regroupant le public, les médias, et les leaders politiques derrière l’objectif 350.

Sur le site 350.org, je découvre la trentaine d’actions au Liban, dont une majorité à Beyrouth. J’obtiens aussi quelques précisions sur le groupe des jeunes présents sur le marché. Ils se sont rendus dans d’autres lieux beyrouthins comme les ruines romaines et la Grotte aux Pigeons. Ils portaient des lunettes de natation pour souligner l’élévation du niveau d’eau de la mer due au changement climatique. Certains arboraient des T-shirt Indy Act, une ligue d’activistes indépendants, dont l’un d’entre eux s’est récemment enfermé dans un grand cube transparent trois jours et trois nuits. J’en reparle prochainement.

Et pour finir, voici quelques photos des actions au Liban récoltées sur Flickr :

 

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Hommos et tabbouleh 100% libanais

Jerome le 29 octobre 2009

Quel lieu peut être considéré comme le cœur de la ville de Beyrouth ? Est-ce la Place des Martyrs et sa statue couverte d’impacts de balles ? Est-ce l’imposante mosquée sunnite Mohammed el-Amine entièrement financée par le milliardaire Rafic Hariri et devenue son mausolée ? Est-ce la place de l’Etoile et sa tour de l’Horloge ? En ces 24 et 25 octobre, c’est indéniablement le hall de Saïfi Market. Je le comprends lorsque j’y entre. Ce n’est pas le khamsin, ce vent chaud et poussiéreux venant du désert syrien, qui souffle dans ce lieu mais plutôt un fort vent patriotique. C’est la première fois que je ressens ce sentiment avec une telle intensité.

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Depuis l’an 2000, Anta Akhi organise tous les 3 ans un séminaire ouvert au grand public. Le séminaire « Handicap et sainteté » devait avoir lieu fin novembre 2006, mais n’a cessé d’être reporté en raison de la situation précaire au Liban. Finalement, il aura bien lieu du 30 octobre au 1er novembre prochain. Le programme est téléchargeable ici.

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Charlotte d’Ornellas a repris dans le quotidien L’Orient-Le Jour le 22 septembre une initiative intéressante qui a eu lieu cet été, et pour la première fois dans la région. Quelque 70 étudiants ont participé à la première année de l’université pour la non-violence. Ils allient recherche, théorie et pratique afin d’explorer les théories non violentes et de les mettre en œuvre.

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interview_jeunes.JPGEn mai dernier, nous avons reçu la visite de Jean-Marc Bastière, journaliste à « Famille Chrétienne ». Pendant une semaine, il s’est imprégné de l’esprit de la maison. Il a interviewé les jeunes, Yvonne Chami la responsable, Mgr Andari le président du projet « Handicap et Vie en Eglise ».

Suite à ce séjour, l’hebdomadaire chrétien français vient de publier un reportage de 6 pages sur Anta Akhi dans le numéro 1658 daté du 24 octobre. Les photos illustrant le reportage (sauf celle de Sesobel) sont des photos que j’ai prises.

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carte_cascade_bsetine.jpgCette randonnée avec le club Vamos Todos n’avait pas de difficulté particulière (niveau 4).

Une partie de cache-cache

Dès le début de la randonnée, une partie de cache-cache s’engage entre nous autres randonneurs et la cascade. Dans un premier temps, nous entendons le son si agréable de l’écoulement de l’eau sans pouvoir distinguer son origine. Au fil de notre descente, la magie opère, une cascade se distingue de la verdure environnante. Nous avons alors les yeux des enfants à Noël quand le jouet tant désiré devient réalité palpable. Mais le plaisir est de courte durée puisque la chute d’eau disparait aussi rapidement qu’elle n’est apparue. Nous continuons alors notre descente, le son de l’eau devenant de plus en plus intense. Soudain, une autre cascade surgit cette fois proche de nous. Nous la saluons et faisons connaissance. Elle nous explique qu’elle est très liée à la cascade que nous avons vue précédemment et nous invite à la rencontrer. Avec d’autres courageux, nous marchons quelques minutes et arrivons au pied d’une chute d’eau impressionnante. Ouah ! Nous la saluons et voulons jouer avec elle. Elle nous dit qu’elle n’est pas apprivoisée (ca ne vous rappelle pas quelque chose, l’histoire d’un renard et d’un enfant aux cheveux couleur d’or). Après un temps, un lien se créé entre elle et nous. Elle nous envoie des embruns quand nous nous approchons un peu trop d’elle. Nous ripostons alors en la prenant en photo. Pour nous souvenir de cette belle rencontre, nous prenons une photo tous ensemble. « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince)…

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Des articles parus dans le quotidien L’Orient-Le Jour illustrent bien certaines composantes de la société libanaise et m’aide à la découvrir. Après « 24 heures avec… un chauffeur de service », j’ai sélectionné aujourd’hui « 24 heures avec… un balayeur de Sukleen », article de George Achi paru le 29 août.

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Presse – Baignade interdite

Jerome le 17 octobre 2009

Alors que l’été n’a pas encore tiré sa révérence, je reviens sur un fait constaté dans les piscines que j’ai fréquentées. Les travailleurs domestiques d’origine étrangère n’accédaient pas au bassin pour jouer avec les enfants dont elles avaient la charge, elles restaient debout autour de la piscine pour les surveiller. Une fois, j’ai vu une femme mettre l’extrémité d’un pied dans l’eau, pas plus.

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Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.

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