Deux semaines de vacances en France
En ce début de février, je prends deux semaines de congés en France. Cette idée de couper ma mission en son milieu était déjà pressentie avant mon départ pour plusieurs raisons : prendre un peu de recul sur celle-ci, garder le contact avec famille et amis. La durée est telle que je puisse faire tout ce que j’ai à faire, sans pour autant m’établir en France et ainsi couper le rythme de ma mission.
Un programme chargé
Après des rapides « bye-bye » aux jeunes et personnel d’Anta Akhi, je prends l’avion à l’aéroport Rafic Hariri à Beyrouth. Quatre heures plus tard, j’arrive à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à Paris. C’est impressionnant de voir comme l’avion modifie l’appréhension de l’espace et contribue à sa réduction.
Équipé d’un sac dans le dos et d’un sur le ventre, je sors de l’aéroport et m’engouffre dans un RER bondé pour rejoindre le cœur de Paris. Un homme en situation de marginalisation se met à parler seul et fortement de « révolution à faire », de « Sarkozy ». Je redécouvre une des réalités de la société française.
Je prévois de me déplacer avec un rythme soutenu à Paris et dans plusieurs villes de province. Je pallie le fait d’être privé de téléphone portable en anticipant mon emploi du temps. Avez-vous déjà oublié ce temps où vous n’aviez pas cette petite merveille de technologie ?
Je pallie également le fait d’être privé de voiture en utilisant les transports en commun, sources d’anecdotes. Alors que je descends du train, j’observe sans comprendre des personnes habillés en orange (non, ce ne sont pas des militants du parti politique de Michel Aoun !) en train de coller massivement des affiches sur les vitres du train. A la lecture du prospectus qui m’est donné sur le quai de cette gare de Bretagne, je perçois le sens de la mobilisation. Ai’ta est un collectif de bretons militant pour développer le bilinguisme français / breton dans le domaine public.
Multiplier les retrouvailles avec famille, anciens volontaires et amis me comble de joie. Après une année d’absence, je repère les changements, des travaux de rénovation de maison à l’achat d’une voiture, des centimètres pris aux dents tombées des enfants.
Ce séjour est aussi l’occasion de témoigner de ma mission à Anta Akhi et de ma vie au Liban, surtout de ma mission ! Témoigner chez les soeurs Clarisses qui me parrainent spirituellement pendant ces 2 années de volontariat. Témoigner dans l’école primaire Sainte-Thérèse à Lorient. Ces deux témoignages s’inscrivent dans la continuité d’un premier lien établi l’année passée. Dans le cas de l’école, c’est aussi l’occasion, pour moi et au nom d’Anta Akhi, de remercier les enfants et de leur montrer par des photos l’utilisation de l’argent qu’ils ont récolté lors de l’opération de bol de riz du Carême l’année passée.
Je suis content d’avoir passé deux semaines en France et ai l’impression de n’avoir pas vraiment quitté le Liban. Aussi suis-je suis content de repartir vers le pays du Cèdre pour la deuxième partie de ma mission.
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Presse – Les articles contrefaits : délit pénal ou conséquence du laisser-faire ?
Le quotidien L’Orient-Le Jour a publié dans son édition du 17 novembre dernier l’article de Rana Andraos sur les articles contrefaits.
Ce sont ces sacs exposés en vitrine ou dans les arrière-boutiques de magasins et/ou déployés un peu partout sur le territoire libanais, ces DVD que l’on achète au dixième du prix, voire même moins, pour ceux qui ont les « bonnes adresses », des montres, des parfums, des logiciels, ou plus grave encore des denrées alimentaires ou des médicaments.
Presse – Vu la rareté des structures de soins, les toxicomanes finissent… en prison
Les structures de désintoxication et de réhabilitation des toxicomanes manquent cruellement au Liban, de même qu’un organisme pour orienter les toxico-dépendants demandeurs d’aide. Voici l’article d’Anne-Marie El-Hage publié à ce propos le 13 novembre dernier dans le quotidien L’Orient-Le Jour.
Environ 1 500 toxicomanes sont arrêtés par les forces de l’ordre chaque année au Liban. Ils sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant de trois mois à trois ans, à moins d’accepter de se faire soigner, comme le recommande le tribunal. Mais lorsque les toxicomanes sont disposés à suivre des cures de désintoxication, les structures d’accueil publiques sont rares, quasi inexistantes. N’ayant d’autre choix que celui de se diriger vers le secteur privé, nombre d’entre eux abandonnent rapidement l’idée, car les cures sont chères. Ils finissent souvent en prison, aux côtés des criminels et autres prisonniers de droit commun.
La DCC lance les séjours courts
La DCC (Délégation Catholique pour la Coopération) est un organisme français qui envoie des VSI (Volontaires de Solidarité Internationale) au service de partenaires du Sud, principalement des structures d’Eglise (diocèses, Caritas, congrégations masculines et féminines, communautés nouvelles) mais aussi des ONG du Sud, ONG du Nord et des organismes publics. Les volontaires comme moi sont engagés dans des actions de développement initiées par des structures locales, pour une durée de une ou deux années.
Presse – Al Majal, un centre de loisirs pour enfants et adultes aux besoins spéciaux
Le quotidien L’Orient-Le Jour a publié le 12 novembre dernier une initiative à saluer. Voici l’article de Patricia Khoder.
Il y a environ dix ans, Josyane Boulos, directrice associée d’Urbanart, travaillant dans le domaine des médias et de l’organisation d’événements, a fondé une association destinée aux enfants aux besoins spéciaux. Al Majal, financée par l’Association de Beyrouth pour le développement et siégeant à Badaro, est le premier centre au Liban qui s’occupe des loisirs de ces enfants souffrant de trisomie 21, d’autisme ou de retards mentaux.
Pétition pour la sauvegarde du LMT
« Délaisse les grandes routes, prends les sentiers » nous disait déjà Pythagore plusieurs siècles avant Jésus-Christ (vous vous rappelez le théorème du même nom stipulant que le carré de l’hypoténuse d’un triangle rectangle est égal à la somme des carrés des deux autres côtés !).
En mai 2009, j’avais repris un extrait de presse sur le LMT (Lebanon Mountain Trail), ce sentier de randonnée traversant le Liban du nord au sud et sur lequel j’ai aimé marcher quelques uns des 440 kilomètres.
Le réveillon du 31 décembre
Quelques jours après Noël, c’est encore le temps des réjouissances avec le réveillon du 31 décembre. A Anta Akhi, il n’y a pas de foie gras, champagne et autre feu d’artifice… Mais il y a tout de même un mouton, offert par une femme et préparé avec brio par notre excellent cuisinier égyptien Yehya. C’est l’occasion pour moi de le féliciter.
Les décorations de Noël
En ce mois de décembre, les rues libanaises brillent de mille feux. Je constate au cours de mes déplacements que les municipalités n’ont pas lésiné sur les dépenses, décorant réverbères, ronds-points et rues avec des étoiles et des « Joyeux Noël ». Sur un rond-point de Ballouneh où se situe Anta Akhi, je suis séduit par la crèche illuminée et composée d’étoiles, de personnages et d’animaux. Par contre, quand je veux la photographier début janvier, elle est déjà démontée. J’essaierai d’être un peu plus réactif l’année prochaine.
