Presse – Un repas au septième ciel

Jerome le 10 novembre 2010

Repas au septième cielAller encore plus haut, car la limite (n’)est (plus que) le ciel. Proposer plus et plus spectaculaire. Le Liban, toujours aussi branché que Londres, Rio, Paris ou Monaco, a importé à son tour le concept Dinner in the Sky qui, comme son nom l’indique, vous offre un repas et une soirée quatre étoiles ou plus, si affinités, suspendus dans les airs.

L’espace est paré pour un moment que l’on nous promet in-ou-bli-able. Ce soir, c’est au-dessus du centre-ville qu’aura lieu le « Dinner in the Sky », organisé par Alf Events. Exactement sous le ciel du cœur de Beyrouth la luxueuse, avec vue imprenable sur la place des Martyrs et ses alentours. Tapis rouge, canapés, grands et petits, les premiers pour s’asseoir, les autres pour déguster, champagne et musique font partie du comité d’accueil au sol. Les invités commencent à arriver. La table est dressée pour un somptueux dîner. Drôle de table, impressionnante plate-forme de six mètres de long, reliée à une non moins impressionnante grue qui va bientôt soulever ces 22 convives dans les cieux. Les couleurs sont magnifiques, teintées de ces enivrantes tonalités chaudes, ces heures sucrées entre chien et loup.

Robes et escarpins à talons pour les plus téméraires, tenues plus simples pour celles qui craignent un peu cette nouvelle expérience, les ladies first sont installées sur de confortables sièges, qui, nous dit-on, peuvent basculer ou tourner à 180 degrés pour mieux apprécier le spectacle, et fermement ceinturées dans des conditions de sécurité optimales. Les messieurs sont installés à leur tour. Shady, responsable de la sécurité, le chef Sylvain Arthus, qui officie à la Table d’Alfred, préparera les plats, assisté par quatre personnes on board. Le départ est lancé. Lentement, suffisamment pour que les plus frileux puissent apprivoiser, ou pas, leurs angoisses, la table entame son ascension. La foule, plus bas, a le regard levé vers le ciel. Elle ne comprend pas cette « chose » qui flotte dans les airs. Même la statue des Martyrs s’étonne de ces intrus qui la dépassent joyeusement. Certains apprécient déjà leurs cheveux au vent, l’ivresse des grands airs, d’autres s’interrogent sur la suite…

La suite va se dérouler sur une heure et demie. Un repas gastronomique servi « comme au restaurant », mais… à 50m au-dessus du sol. De là, le monde paraît loin, petit, virtuel. De là, les queens of the world que nous sommes pour un soir semblent convaincues qu’elles peuvent tutoyer le ciel et caresser les étoiles…

Un concept gagnant

C’est David Ghysels qui a eu cette idée folle, un jour, d’inventer le Dinner in the Sky. Un « voyage gastronomique au septième ciel » qui, après avoir été revendu à plus de 33 pays, ne pouvait que tenter le Liban. Lancé en grande pompe en juin dernier, le projet, qui a demandé un investissement de 400 000 dollars, est vite devenu « the place to be ».

« Pour le moment, précisent Alfred Esseily et Pierre Rabbat, partenaires dans Alf Events, nos dîners sont organisés les samedis. L’événement peut se faire n’importe où, au BIEL, au Forum de Beyrouth, à Jbeil ou à Faqra, pourvu que nous puissions louer un terrain pour installer notre infrastructure. Nous travaillons sous le patronage du ministère du Tourisme », précisent-ils. Dîners, mais également déjeuners, couchers de soleil, lancements de produits, conférences, mariages, même des émissions de télévision peuvent s’y organiser. Les tarifs de location ou de dîners sont évidemment hauts de gamme, tout comme le repas, le service et le moment…

Durant tout le mois de ramadan, la MTV a déjà loué la plate-forme pour son émission quotidienne Bel hawa sawa. Tout un programme qui porte bien son nom, diffusé à 20 heures trente en direct des airs.

Le plaisir n’a pas de prix, surtout quand il vous emmène au septième ciel. Difficile, après cela, d’avoir les pieds sur terre…

Source : Carla Henoud, quotidien L’Orient-Le Jour, 23 août 2010

Trois semaines auparavant, le même quotidien relevait que plus d’un quart de la population libanaise vit avec moins de 4 dollars par jour, et qu’environ 300 000 Libanais vivent sous le seuil de l’extrême misère avec un revenu ne dépassant pas 2,4 dollars par jour (étude servant de base à un symposium sur la pauvreté, organisé par la Banque mondiale) !

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L’enseigne de cette pâtisserie à Beyrouth n’a pas changé, fidèle aux années 50, de même que la vitrine, avec ses petites figurines en porcelaine, son ours kitch qui présente un plateau de meringues, ses dentelles et cette petite indication, pour ne pas oublier : Pâtisserie la Brioche, Alfred Knechtle, 347 614.

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En chemin vers Pâques… (3/3)

Jerome le 10 mai 2010

Le Samedi Saint, le Pâques ambulant

Le Samedi Saint est un jour d’attente entre la mort de Jésus le vendredi et sa résurrection le dimanche.

Comme l’année passée, nous prenons la route, accompagnateurs et volontaires, pour rendre visite aux jeunes d’Anta Akhi qui célébreront le Dimanche de Pâques en famille. La rencontre s’articule dans chacune d’entre elles autour de la lecture d’un texte biblique, du partage d’intentions de prière, de la distribution de la communion par le prêtre qui nous accompagne et par un petit temps festif. C’est toujours avec la même joie que je participe à ces moments privilégiés dans les familles.

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Noël célébré à Anta Akhi

Jerome le 27 janvier 2010

Deux moments forts ont lieu à Anta Akhi en ce 24 décembre, le Noël ambulant et la veillée.

Le Noël ambulant

Cette initiative est analogue dans sa forme à celle de Pâques ambulant à laquelle j’ai participé en avril dernier. Quatre circuits sillonnent les régions de Beyrouth, de Jbeil, du Metn et du Kesrouan. En tout, une cinquantaine de personnes (accompagnateurs et personnels d’Anta Akhi, volontaires et prêtres) visitent une trentaine de jeunes d’Anta Akhi qui fêteront Noël en famille. Dans chaque famille, nous prenons un temps de prière avec la lecture d’un passage de la Bible, des intentions de prière et la communion délivrée par le prêtre. Ensuite, nous prenons un temps festif avec des chants et la distribution de cadeaux par le père Noël. Cette visite des jeunes d’Anta Akhi dans leur cadre familial est pour moi pleine de sens, nous nous réjouissons ensemble, la grande famille d’Anta Akhi, de la naissance du Christ. Toutes les familles visitées n’ont pas les mêmes ressources financières. Les conditions de vie précaires de l’une d’entre elles m’ont profondément marqué. Malgré cela, je trouve le visage de la maman lumineux. Quel message !

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Hommos et tabbouleh 100% libanais

Jerome le 29 octobre 2009

Quel lieu peut être considéré comme le cœur de la ville de Beyrouth ? Est-ce la Place des Martyrs et sa statue couverte d’impacts de balles ? Est-ce l’imposante mosquée sunnite Mohammed el-Amine entièrement financée par le milliardaire Rafic Hariri et devenue son mausolée ? Est-ce la place de l’Etoile et sa tour de l’Horloge ? En ces 24 et 25 octobre, c’est indéniablement le hall de Saïfi Market. Je le comprends lorsque j’y entre. Ce n’est pas le khamsin, ce vent chaud et poussiéreux venant du désert syrien, qui souffle dans ce lieu mais plutôt un fort vent patriotique. C’est la première fois que je ressens ce sentiment avec une telle intensité.

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Visite des caves du Château Ksara

Jerome le 31 août 2009

carte_chateau_ksara.jpgLe vin au Liban

Profitant d’une terre argilo-calcaire, d’un ensoleillement de près de 300 jours par an et d’un climat sans caprices, les vignobles s’étendent à perte de vue dans la plaine fertile de la Bekaa.

L’origine du vin au Liban remonte aux Phéniciens qui en firent commerce avec le reste de la Méditerranée. Les Grecs et les Romains perpétuèrent la tradition. Ce n’est pas un hasard s’ils ont construit, à quelques kilomètres de là, à Baalbek (voir l’article « Visite des ruines de Baalbek »), un des plus célèbres temples consacrés à Bacchus. Le christianisme entretint à son tour cette culture du vin, des noces de Cana jusqu’aux Croisés, en passant par Byzance.

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Après avoir atteint les limites de la consommation de café au lait en poudre, j’ai appris aujourd’hui à préparer le café libanais. Content de cette découverte, je vais vous partager la recette que j’aie apprise. Bien évidemment, elle n’est pas universelle, il en existe autant que de préparateurs de ce breuvage universel, symbole de la convivialité et de l’hospitalité.

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La bière libanaise

Jerome le 22 février 2009

Almaza.jpgHier, j’ai bu une Almaza, bière blonde libanaise intégralement brassée au Liban depuis 1933 (petite info pour la culture générale). Je l’ai trouvée douce mais excellente.

Ce qui m’a le plus surpris c’est qu’elle soit servie dans un verre totalement froid. Surtout en plein hiver avec de la neige dehors ! On m’a alors expliqué qu’il existait des chopes givrées. Constituée en PVC, la chope est doublée d’une paroi contenant un liquide et est maintenue dans le congélateur. Dès que l’on a besoin d’une boisson fraîche, on sort simplement la chope du congélateur. La boisson est alors maintenue fraîche.

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