(C) DragonArtDepuis 2004, Karim al-Khatib a fait de son Écovillage du Chouf, dans la vallée de Dmit, un laboratoire écologique à ciel ouvert. Il veut convaincre que l’homme peut se créer un cadre de vie en harmonie avec la nature.

Il est un pionnier de la cause écologique au Liban. Depuis six ans, Karim al-Khatib prêche pour la protection de l’environnement dans son Écovillage du Chouf. Dans ce petit sanctuaire à flanc de montagne, tout est respectueux de la nature : de l’énergie verte aux maisons durables en passant par l’agriculture biologique. Chaque année, le site accueille quelque cinq mille visiteurs, dont environ mille cinq cents étudiants. C’est ces derniers que l’écologiste cible en priorité : « Il faut s’adresser aux jeunes pour changer les mentalités. »

L’aventure débute en 2004. À l’époque, la famille al-Khatib tient un restaurant dans le quartier Monnot à Beyrouth. Au menu, des plats végétariens et bio. « Au début, nous nous fournissions chez un fermier mais cela coûtait cher, se souvient Karim. Nous avons donc décidé, avec un groupe d’amis amoureux de la nature, de produire nos propres aliments. » L’Écovillage est né.

Le hameau héberge désormais une vingtaine de personnes, dont la plupart travaillent sur place. Régulièrement, des bénévoles y séjournent gratuitement. « Depuis le début de l’aventure, des centaines de volontaires se sont succédé en provenance de nombreux pays, déclare le fondateur du village. Nous accueillons toutes sortes de profils de personnes qui veulent apporter leur pierre à l’édifice : des ouvriers, des cuisiniers, des artistes, des ingénieurs… »

Tout ce petit monde loge dans des maisons construites avec des matériaux naturels et recyclables. « Il y a trois types d’habitations : des tentes, des « treehouses » construites dans les arbres et des « mudhuts », des cabanes faites de bois et de boue », explique Zena Zahredine, qui gère l’Écovillage. À l’intérieur des maisons, tout est pensé pour éviter les gaspillages. Par exemple, l’eau des toilettes est remplacée par des copeaux de bois qui servent ensuite d’engrais.

Transposable à plus grande échelle ?

La logique est la même pour l’énergie. Le village est en effet entièrement alimenté grâce au système « microhydro ». Une turbine installée sur une cascade transforme le courant en énergie hydraulique. Un modèle plus perfectionné d’une valeur de 10 000 dollars sera bientôt installé. Tous les surplus sont stockés dans des batteries. « Cela nous permet de combler les manques lorsque les productions baissent », indique Karim al-Khatib. Par ailleurs, quelques panneaux solaires seront ajoutés prochainement afin de convaincre les futurs visiteurs des bienfaits de l’énergie photovoltaïque.

Désormais à l’étroit, l’équipe de l’Écovillage a décidé de repousser les murs. Une extension est en construction à environ un kilomètre. « Les maisons y seront plus spacieuses pour permettre aux gens d’y habiter pour de longues périodes, précise Karim. Elles seront disponibles à la location pour une durée d’un an renouvelable. » La première bâtisse est déjà sortie de terre.

Il s’agit d’un chalet sur deux niveaux avec balcon. Son toit isolant est composé de sept couches superposées : une charpente en bois, deux bâches de plastique, de petits cailloux, de gros cailloux, du bambou, de la terre et de la végétation.

Ce laboratoire écologique à ciel ouvert, unique au Liban, a récemment suscité la curiosité de l’Association des architectes. Cette organisation dépend de l’ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth. Une trentaine de ses membres ont visité le site dimanche dernier. « Nous assistons souvent à des conférences sur l’architecture durable mais, cette fois, nous voulions voir un exemple réel et palpable », explique la présidente Divina Abou Jaoudé.

Conclusion des professionnels : les techniques utilisées sont intéressantes, notamment pour l’énergie, mais le modèle n’est pas transposable, en l’état, à plus grande échelle. « Pour un petit village, cela peut convenir mais, pour construire un immeuble par exemple, cela ne suffirait pas », estime Divina.

De son côté, Karim al-Khatib est convaincu que ces techniques ne sont pas incompatibles avec des projets plus vastes. « La seule chose qui manque, conclut-il, c’est la volonté politique. »

Source : Jean-Philippe Chognot, quotidien L’Orient-Le Jour, 28 juillet 2010

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En ce 24 octobre, je souhaite être présent pour la tentative de record du plus grand plat de hommos (cf l’article Hommos et tabbouleh 100% libanais). Arrivé tôt dans la matinée à Beyrouth, j’en profite pour me rendre au marché organique (en France, c’est l’équivalent d’un marché bio) Souk el Tayeb. Je fais la connaissance avec des jeunes dont les parents tiennent un stand de produits français et allemands (le père est alsacien et la mère libanaise). Je déguste une de leurs spécialités à base de pommes de terre. Tayeb ! Délicieux !

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J’ai sélectionné aujourd’hui un article écrit par Suzanne Baaklini paru dans le quotidien L’Orient-Le Jour du 25 aout. Il traite de l’importance du rôle des civils dans l’intervention précoce pour l’extinction des feux de forêt et de la session de formation organisée pour eux dans la forêt de Baabda, forêt située dans la banlieue de Beyrouth.

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carte_tyr.jpgJe vous avais parlé dans un article précédent d’une invitation pour s’associer à la campagne de nettoyage de la plage à Tyr (ou Sour). Eh bien, je me suis lancé dans l’aventure avec Aline et Fabien, un couple de coopérants DCC. J’ai aussi invité Samar et Elie, deux collègues d’Anta Akhi.

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