Jour 10 - BilanBilan

Dans le sillage de Marc Vella, la caravane amoureuse a parcouru le Liban en autobus, du nord au sud et d’est en ouest. J’ai senti battre le cœur d’un Liban que je ne connaissais pas. Des portes se sont ouvertes pour de belles rencontres humaines. Rencontres avec ces enfants orphelins ou atteints de handicaps, étudiants et personnes âgées. Rencontres avec ces hommes politiques, responsables d’écoles et d’associations. Rencontres avec ces hommes et femmes chrétiens, musulmans et druzes… Toutes ces rencontres sont de véritables creusets de paix, de compréhension entre les différentes cultures et religions.

Des portes se sont ouvertes pour de belles rencontres musicales. Des artistes libanais ont rejoint les artistes de la caravane pour se lancer dans des improvisations magiques. Les notes rapprochent les cultures et conjurent la peur de l’autre.

Cette aventure fut une tranche de vie magnifique. Elle a un peu élargi mon regard sur le monde. Elle vibre encore en moi et n’est pas prête d’être oubliée…

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Jour 9 – Kfifane et Bcharré

Jour 9 - Kfifane et BcharréLa veille au soir, nous avions écouté avec attention Melhem Khalaf nous raconter la genèse de la « Colonie de la Paix » en 1985, genèse que j’ai transcrite dans un article précédent. Mais il nous avait aussi raconté avec son réel talent d’orateur la naissance d’Offre Joie, ses principes, ses activités. Je vais transcrire cela dans la suite de cet article.

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Abou Ali, le coffee man de la cornicheAbou Ali est le roi de la corniche qu’il sillonne tous les après-midi, accompagné de son étrange caddie, témoin d’un soleil qui se couche bon gré mal gré. Il est également le roi du café, qu’il vend tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il vente, avec le sourire.

« Try it once you will like it always ! » Essayez-le une fois et vous ne pourrez plus vous en passer, crie Abou Ali aux passants en leur proposant une tasse de son café très spécial à 1 000 LL. Et de rajouter, inlassablement et en anglais dans le texte : « Une tasse de café réveille vos neurones et vous donne plus d’énergie que le Red Bull ! Et en plus, ça vous aide à vous débarrasser de votre cellulite… »

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Beirut Water TaxiUn projet de taxi maritime le long de la côte libanaise qui coûterait 50 millions de dollars, un trajet Beyrouth-Jounieh pour 6 000 livres, et des heures d’embouteillage évitées. Tel est le plan incroyable mais vrai de Khaled Takki, baptisé « Beirut Water Taxi ».

Se déplacer le long de la côte libanaise sans subir ses embouteillages infernaux ? Telle est l’ambition du projet « Beirut Water Taxi », qui propose un transport express sur les eaux de la Méditerranée grâce à des navettes semblables à celles du fleuve Hudson à New York.

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Jour 8 – Beyrouth et Kfifane

Jour 8 - Beyrouth et KfifaneDe bon matin, Nadège, Yves et Pablo nous réservent un petit-déjeuner un peu spécial à l’occasion de la fête de Viviane. La journée commence en beauté.

Nos bus empruntent ensuite l’autostrade, cette route côtière menant jusqu’à Beyrouth. Le rendez-vous avec Christine, la journaliste qui organise notre journée, est fixé près de la mosquée sunnite Mohammed el-Amine, financée par l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. En attendant cette femme, je vois pour la première fois un agent de propreté épousseter un feu de signalisation au plumeau !

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Jour 7 – Tyr

Jour 7 - TyrCéline, Erwan et moi remercions chaleureusement Mohammed et sa femme qui nous ont accueillis à dormir chez eux à Nabatieh. Peu après, nous reprenons la route en direction du sud. J’observe le paysage défiler derrière la vitre, l’infini paysage azuré, les plantations de bananiers. Puis nous arrivons au fleuve Litani, large de quelques mètres seulement. Aussitôt franchie cette frontière naturelle avec le sud-Liban, la présence de casques bleus sud-coréens dans des blindés peints en blanc et frappés du sigle « UN » rappelle que la région est sous le contrôle de la FINUL.

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chemises.pngC’est avec un simple prénom, qui a quelque chose de presque aristocratique, et un coup de ciseau précis et artistique qu’Alphonse s’est fait connaître. De fil en aiguille, ses chemisiers lui ont taillé une place privilégiée qu’il conserve, en travaillant dur et méticuleusement, depuis un demi-siècle.

Sur sa carte de visite, un prénom : Alphonse. Sur les étiquettes qu’il fixe aux cols intérieurs de ses chemises, comme un label de qualité déposé, une seconde carte de visite, on peut encore lire, tel qu’en 1962 : Alphonse, 352784, Hamra – Beyrouth. Et dans le regard d’Alphonse, toute la nostalgie du Hamra « d’hier »… Celle des Horseshoe, des Café de Paris et autres cafés-trottoirs, de grands cinémas, de belles enseignes et des soirées glorieuses en compagnie d’étrangers et de gens « de la haute société »…

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Chaque fois qu’Élie, un architecte, démarre un projet, il fait le plein « d’Aspirine » ou de « Panadol », noms empruntés au lexique médical pour décrire un des maux dont souffrent le Liban : l’obligation de verser des pots-de-vin aux fonctionnaires pour que les affaires tournent. « Nous devons verser beaucoup de « Panadol » aux responsables municipaux, à la police, aux inspecteurs en bâtiment et à toute personne impliquée dans un projet pour assurer sa bonne marche », explique Élie, qui n’a souhaité être identifié que par son prénom. « Sinon le projet risque d’être retardé pendant des mois ou même des années, souligne-t-il. Et la quantité de « Panadol » dépend de l’importance du projet, de son emplacement et du rang du responsable qui reçoit le pot-de-vin ».

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Jour 6 – Nabatieh

Jour 6 - NabatiehIl est 7 heures du matin, plusieurs élèves et caravaniers prennent place sur les bancs de la chapelle du collège de Joun pour assister à la messe célébrée par le père Abdo Raad, directeur du collège. Des livrets intitulés « La Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome » sont mis à notre disposition pour suivre le déroulement de la messe selon le rite grec-catholique. Au fil de celle-ci, le père Abdo Raad prend le temps de nous apporter quelques explications complémentaires. Personnellement, je reste à chaque fois admiratif devant la splendeur de la liturgie orientale, les chants en langue arabe et le fort parfum s’échappant de l’encensoir à clochettes.

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Jour 5 – Joun

jour_5.jpgDe bon matin, nous quittons l’école de Kfar-Nabrakh qui nous a accueilli la veille et rejoignons le groupe de femmes progressistes sur une place du village. Autour d’un petit-déjeuner partagé, ce sont les échanges de mercis et d’accolades en signe d’au revoir.

Riche de ces belles rencontres, la caravane amoureuse reprend la route et fait une halte au bord de la mer près de Saïda. Hubert profite du complexe balnéaire pour mettre à jour le site internet de la caravane. Partager avec le reste de la planète notre quotidien exige du temps pour écrire les articles, sélectionner les photos… et surtout une connexion internet qu’il n’est pas toujours facile à trouver. Pendant ce temps, je profite de la piscine, avec d’autres caravaniers !

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