Presse – Un lieu de villégiature de rêve au Liban, aux portes de l’ennemi
À flanc de colline, au cœur d’une végétation luxuriante et en surplomb d’une rivière, le cadre est idéal pour une villégiature de rêve. Mais le complexe touristique en construction se dresse dans un village du Liban aux portes de l’ennemi, à un jet de pierre d’Israël. « On nous a dit que c’est une folie de construire si près de la frontière avec Israël », explique Khalil Abdallah, l’initiateur de ce projet de 3 millions de dollars érigé à Wazzani, à trois mètres de la ligne bleue. « On nous a dit aussi que c’était une très bonne idée », ajoute cet entrepreneur de 58 ans, de retour au pays après 40 années passées en Afrique.
Mais le Fort de Wazzani irrite déjà de l’autre côté de la frontière. Des soldats israéliens viennent de franchir la frontière et de démanteler le bras hydraulique d’un bulldozer sur le chantier, selon l’armée libanaise. Le Liban a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais Khalil Abdallah et sa sœur Zahra, associée au projet, ne baissent pas les bras. « C’est notre terre et nous avons le droit d’en utiliser jusqu’au dernier pouce, dit Zahra, 45 ans. Nous voulons vivre en paix et nous voulons réaliser ce vieux rêve. »
« Vous allez voir, on sera complet à l’ouverture et nous avons déjà des réservations pour cinq mariages cet été », ajoute Zahra. Le chantier est gardé par un char de l’armée alors que deux véhicules de la force de maintien de la paix de l’ONU patrouillent. La Finul surveille le projet de près pour empêcher les tensions. « Nous sommes en contact avec les parties pour qu’il n’y ait pas de malentendu pouvant mener à une escalade de la situation », explique le porte-parole de la Finul.
La construction du Fort de Wazzani a débuté en juillet 2009 et le projet devrait être partiellement inauguré en juin prochain avec neuf chambres, un restaurant et une piscine. Une fois achevé en 2012, il comptera également des bungalows, des villas, un gymnase, une clinique, des courts de tennis, des chevaux et un supermarché.
Source : quotidien L’Orient-Le Jour, 16 avril 2010
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Une dure vie de moustique
Alors que je menais une vie paisible en France, je décide un jour de satisfaire ma soif des grands espaces. Je m’invite dans un sac à dos plein à craquer, entre un pantalon et un pull. Sans vraiment savoir où cette aventure me mène. Le voyage n’est pas de tout repos. Je suis secoué comme du linge dans une machine à laver, je reçois des rayons X très désagréables. Quelques heures après, le sac s’ouvre. Je ne suis pas mécontent de déployer mes ailes longues et fines et de prendre mon envol.
Presse – Le bouddhisme au Liban : dix-neuvième confession, ou non-religion ?
Plutôt que d’accepter les pratiques religieuses du christianisme et de l’islam, qu’ils jugent pesantes, certains Libanais choisissent de se tourner vers des formes allégées du bouddhisme, parfois sans même renoncer à leur identité religieuse d’origine. Appel au secours ou effet de mode, la spiritualité orientale tente en vain de définir sa place dans la collectivité.
Presse – Détente… pour hommes seulement
Après les salons d’esthétiques pour femmes et pour enfants, nous autres messieurs avons enfin le droit de nous laisser aller entre les mains de professionnelles de l’esthétique et de la détente dans un spa qui nous est exclusivement consacré à Beyrouth.
C’est un espace entièrement dédié aux hommes, à leur confort, à leur bien-être. Au cœur de la capitale, un spa pour hommes a récemment ouvert ses portes. Une idée avant-gardiste pour le Liban où les spas pour femmes pullulent « à chaque kilomètre », comme l’affirme Fadi, le responsable de ce centre. « Nous avons effectué une étude de marché et il est apparu qu’aucun espace de ce genre n’existait au Liban, contrairement au Golfe où ce concept est très répandu et très en vogue », ajoute-t-il. « De là nous est venue l’idée d’ouvrir ce centre où tout, absolument tout, est fait pour le confort des hommes. Pour notre logo, nous avons choisi le lion, sans hésiter. Vous savez pourquoi ? Parce que le lion est paresseux, s’occupe de lui-même et ne fait pratiquement rien de la journée. Il est le roi, personne n’ose se mesurer à lui », explique encore Fadi.
En chemin vers Pâques… (3/3)
Le Samedi Saint, le Pâques ambulant
Le Samedi Saint est un jour d’attente entre la mort de Jésus le vendredi et sa résurrection le dimanche.
Comme l’année passée, nous prenons la route, accompagnateurs et volontaires, pour rendre visite aux jeunes d’Anta Akhi qui célébreront le Dimanche de Pâques en famille. La rencontre s’articule dans chacune d’entre elles autour de la lecture d’un texte biblique, du partage d’intentions de prière, de la distribution de la communion par le prêtre qui nous accompagne et par un petit temps festif. C’est toujours avec la même joie que je participe à ces moments privilégiés dans les familles.
En chemin vers Pâques… (2/3)
Le Jeudi Saint, la cérémonie du lavement des pieds
Le Jeudi Saint marque le début du Triduum pascal et commémore l’institution concomitante des deux grands sacrements du sacerdoce et de l’Eucharistie.
Au cours d’une messe célébrée communément pour Sesobel et Anta Akhi, le prêtre interpelle successivement chacun des douze jeunes choisis parmi ces deux associations. Puis il leur lave humblement les pieds, en mémoire du moment où Jésus a fait de même pour ses douze apôtres.
En chemin vers Pâques… (1/3)
Les moments forts du temps pascal, vécus pour certains avec les jeunes d’Anta Akhi et pour d’autres avec des collègues, me permettent encore cette année de découvrir de nouvelles traditions et pratiques (comme quoi cela a du bon de faire une mission de deux ans !).
Le lundi des Cendres, le rite de l’imposition des cendres
Presse – Seul dans son village
Semaan el-Habre est le héros ordinaire d’une vie peu ordinaire, le dernier habitant d’un village abandonné pour cause de guerre. Il a inspiré à son neveu Simon un documentaire émouvant : « The One Man Village ». A ce propos, le quotidien L’Orient-Le Jour publie dans son édition du 18 février dernier l’article suivant de Carla Henoud.
Presse – Les 50 ans de l’IRAP
J’aime mettre en lumière dans ce blog des initiatives locales. Aujourd’hui, mon choix s’est porté sur l’IRAP qui est au service de jeunes sourds. Carla Henoud publie le 15 février dernier dans le quotidien L’Orient-Le Jour un article à l’occasion des 50 ans d’existence de cet institut.
Elles préfèrent parler des amis qui ont toujours été là, de la Providence, de la main de Dieu et des hommes, de miracles et de belles surprises, pour décrire cette magnifique aventure humaine appelée IRAP. Pourtant, sans elles, Janine Matta et Souad Ballita, cette immense aventure n’aurait jamais eu lieu… Janine la tête, qui a « la grâce du dernier mot » et Souad le cœur, le « clown » qui a, précise-t-elle, tous les droits sauf celui de ne pas faire rire ! Deux âmes pour une institution. Une expérience de vie, une mission spirituelle, une mission tout court.
La caravane amoureuse à la rencontre des libanais
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Marc Vella reprend cette belle phrase de l’illustre écrivain Mark Twain pour son projet de la caravane amoureuse.
Un pianiste nomade…
Marc Vella commence le piano à l’âge de cinq ans. Il suit un itinéraire classique qui le mène en classe de composition à l’Ecole Normale de Musique de Paris, sans faire les années de préparation, et y obtient le Prix de composition.
