(C) DragonArtDepuis 2004, Karim al-Khatib a fait de son Écovillage du Chouf, dans la vallée de Dmit, un laboratoire écologique à ciel ouvert. Il veut convaincre que l’homme peut se créer un cadre de vie en harmonie avec la nature.

Il est un pionnier de la cause écologique au Liban. Depuis six ans, Karim al-Khatib prêche pour la protection de l’environnement dans son Écovillage du Chouf. Dans ce petit sanctuaire à flanc de montagne, tout est respectueux de la nature : de l’énergie verte aux maisons durables en passant par l’agriculture biologique. Chaque année, le site accueille quelque cinq mille visiteurs, dont environ mille cinq cents étudiants. C’est ces derniers que l’écologiste cible en priorité : « Il faut s’adresser aux jeunes pour changer les mentalités. »

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Jour 10 - BilanBilan

Dans le sillage de Marc Vella, la caravane amoureuse a parcouru le Liban en autobus, du nord au sud et d’est en ouest. J’ai senti battre le cœur d’un Liban que je ne connaissais pas. Des portes se sont ouvertes pour de belles rencontres humaines. Rencontres avec ces enfants orphelins ou atteints de handicaps, étudiants et personnes âgées. Rencontres avec ces hommes politiques, responsables d’écoles et d’associations. Rencontres avec ces hommes et femmes chrétiens, musulmans et druzes… Toutes ces rencontres sont de véritables creusets de paix, de compréhension entre les différentes cultures et religions.

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Jour 9 – Kfifane et Bcharré

Jour 9 - Kfifane et BcharréLa veille au soir, nous avions écouté avec attention Melhem Khalaf nous raconter la genèse de la « Colonie de la Paix » en 1985, genèse que j’ai transcrite dans un article précédent. Mais il nous avait aussi raconté avec son réel talent d’orateur la naissance d’Offre Joie, ses principes, ses activités. Je vais transcrire cela dans la suite de cet article.

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Couverture du rapport du séminaireIl y a près d’un an, Anta Akhi et « Handicap et Vie en Église » organisaient le séminaire « Handicap et Sainteté ». Après avoir présenté le programme et sélectionné quelques photos, voici (avec un peu de retard, je le conçois !) le rapport compilant les exposés des intervenants et le débat avec les jeunes atteints de handicap.

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Abou Ali, le coffee man de la cornicheAbou Ali est le roi de la corniche qu’il sillonne tous les après-midi, accompagné de son étrange caddie, témoin d’un soleil qui se couche bon gré mal gré. Il est également le roi du café, qu’il vend tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il vente, avec le sourire.

« Try it once you will like it always ! » Essayez-le une fois et vous ne pourrez plus vous en passer, crie Abou Ali aux passants en leur proposant une tasse de son café très spécial à 1 000 LL. Et de rajouter, inlassablement et en anglais dans le texte : « Une tasse de café réveille vos neurones et vous donne plus d’énergie que le Red Bull ! Et en plus, ça vous aide à vous débarrasser de votre cellulite… »

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Beirut Water TaxiUn projet de taxi maritime le long de la côte libanaise qui coûterait 50 millions de dollars, un trajet Beyrouth-Jounieh pour 6 000 livres, et des heures d’embouteillage évitées. Tel est le plan incroyable mais vrai de Khaled Takki, baptisé « Beirut Water Taxi ».

Se déplacer le long de la côte libanaise sans subir ses embouteillages infernaux ? Telle est l’ambition du projet « Beirut Water Taxi », qui propose un transport express sur les eaux de la Méditerranée grâce à des navettes semblables à celles du fleuve Hudson à New York.

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Jour 8 – Beyrouth et Kfifane

Jour 8 - Beyrouth et KfifaneDe bon matin, Nadège, Yves et Pablo nous réservent un petit-déjeuner un peu spécial à l’occasion de la fête de Viviane. La journée commence en beauté.

Nos bus empruntent ensuite l’autostrade, cette route côtière menant jusqu’à Beyrouth. Le rendez-vous avec Christine, la journaliste qui organise notre journée, est fixé près de la mosquée sunnite Mohammed el-Amine, financée par l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. En attendant cette femme, je vois pour la première fois un agent de propreté épousseter un feu de signalisation au plumeau !

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Jour 7 – Tyr

Jour 7 - TyrCéline, Erwan et moi remercions chaleureusement Mohammed et sa femme qui nous ont accueillis à dormir chez eux à Nabatieh. Peu après, nous reprenons la route en direction du sud. J’observe le paysage défiler derrière la vitre, l’infini paysage azuré, les plantations de bananiers. Puis nous arrivons au fleuve Litani, large de quelques mètres seulement. Aussitôt franchie cette frontière naturelle avec le sud-Liban, la présence de casques bleus sud-coréens dans des blindés peints en blanc et frappés du sigle « UN » rappelle que la région est sous le contrôle de la FINUL.

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chemises.pngC’est avec un simple prénom, qui a quelque chose de presque aristocratique, et un coup de ciseau précis et artistique qu’Alphonse s’est fait connaître. De fil en aiguille, ses chemisiers lui ont taillé une place privilégiée qu’il conserve, en travaillant dur et méticuleusement, depuis un demi-siècle.

Sur sa carte de visite, un prénom : Alphonse. Sur les étiquettes qu’il fixe aux cols intérieurs de ses chemises, comme un label de qualité déposé, une seconde carte de visite, on peut encore lire, tel qu’en 1962 : Alphonse, 352784, Hamra – Beyrouth. Et dans le regard d’Alphonse, toute la nostalgie du Hamra « d’hier »… Celle des Horseshoe, des Café de Paris et autres cafés-trottoirs, de grands cinémas, de belles enseignes et des soirées glorieuses en compagnie d’étrangers et de gens « de la haute société »…

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Chaque fois qu’Élie, un architecte, démarre un projet, il fait le plein « d’Aspirine » ou de « Panadol », noms empruntés au lexique médical pour décrire un des maux dont souffrent le Liban : l’obligation de verser des pots-de-vin aux fonctionnaires pour que les affaires tournent. « Nous devons verser beaucoup de « Panadol » aux responsables municipaux, à la police, aux inspecteurs en bâtiment et à toute personne impliquée dans un projet pour assurer sa bonne marche », explique Élie, qui n’a souhaité être identifié que par son prénom. « Sinon le projet risque d’être retardé pendant des mois ou même des années, souligne-t-il. Et la quantité de « Panadol » dépend de l’importance du projet, de son emplacement et du rang du responsable qui reçoit le pot-de-vin ».

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