Jour 6 – Nabatieh
Il est 7 heures du matin, plusieurs élèves et caravaniers prennent place sur les bancs de la chapelle du collège de Joun pour assister à la messe célébrée par le père Abdo Raad, directeur du collège. Des livrets intitulés « La Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome » sont mis à notre disposition pour suivre le déroulement de la messe selon le rite grec-catholique. Au fil de celle-ci, le père Abdo Raad prend le temps de nous apporter quelques explications complémentaires. Personnellement, je reste à chaque fois admiratif devant la splendeur de la liturgie orientale, les chants en langue arabe et le fort parfum s’échappant de l’encensoir à clochettes.
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Jour 5 – Joun
De bon matin, nous quittons l’école de Kfar-Nabrakh qui nous a accueilli la veille et rejoignons le groupe de femmes progressistes sur une place du village. Autour d’un petit-déjeuner partagé, ce sont les échanges de mercis et d’accolades en signe d’au revoir.
Riche de ces belles rencontres, la caravane amoureuse reprend la route et fait une halte au bord de la mer près de Saïda. Hubert profite du complexe balnéaire pour mettre à jour le site internet de la caravane. Partager avec le reste de la planète notre quotidien exige du temps pour écrire les articles, sélectionner les photos… et surtout une connexion internet qu’il n’est pas toujours facile à trouver. Pendant ce temps, je profite de la piscine, avec d’autres caravaniers !
Quand on lui demande ses origines, Rebecca, étudiante libanaise, répond sans détour « phénicienne », et certainement pas arabe. Si, 20 ans après la guerre civile, le débat sur l’identité nationale s’est apaisé au Liban, il est encore loin d’être clos, rapporte Rana Moussaoui de l’AFP.
« Bien sûr, je suis d’origine phénicienne avant tout. Je ne pense pas que les Libanais soient des Arabes », dit Rebecca. « La civilisation a évolué, mais nous sommes là depuis des siècles », ajoute-t-elle.
L’enseigne de cette pâtisserie à Beyrouth n’a pas changé, fidèle aux années 50, de même que la vitrine, avec ses petites figurines en porcelaine, son ours kitch qui présente un plateau de meringues, ses dentelles et cette petite indication, pour ne pas oublier : Pâtisserie la Brioche, Alfred Knechtle, 347 614.
Jour 4 – Kfar Nabrakh
Les bus portent les stigmates d’une existence bien remplie, amplifiés avec les 6000 kilomètres parcourus pendant la caravane amoureuse. Que demande Kaji ? Un peu d’attention, de repos ou tout simplement une retraite méritée ? Ce n’est pas encore l’heure de sonner le glas. Nous le laissons à Taanayel avec sept caravaniers pour le remettre sur ses quatre roues. Avec un peu de retard sur notre programme initial, nous quittons la plaine de la Bekaa et rejoignons les montagnes de la région du Chouf.
Jour 3 – Taanayel
Il est 9 heures. Probablement de passage à Baalbek, un voyageur semble étonné de voir les décorations des bus de la caravane et profite de la situation pour filmer l’un d’eux. Nous rejoignons nos bus respectifs, mettons les voiles et larguons les amarres. A travers les vitres, nous saluons une dernière fois la personne de la municipalité qui nous a accompagné lors de notre étape baalbekoise et qui est visiblement émue. Nous mettons le cap vers le sud. Cette traversée de la plaine de la Bekaa est l’occasion de faire des (re)découvertes.
L’association IndyACT lance sa campagne « Les aventures de Salwa » visant à lutter contre le harcèlement sexuel au Liban sous toutes ses formes et à encourager les victimes à porter plainte et à témoigner contre leurs agresseurs.
La campagne « Les aventures de Salwa », lancée par IndyACT, est née du ras-le-bol de cinq jeunes femmes qui dénoncent et luttent contre le harcèlement sexuel au Liban. Car, pour ceux qui en doutent encore, le harcèlement sexuel existe bel et bien au pays du Cèdre et touche les enfants, les jeunes filles et les femmes. En somme, plus de la moitié de la population. Pour Leen Hashem, Amanda Bou Abdallah, Rania Ignatios, Farah Salka et Hiba Rajha, les jeunes femmes à l’origine de cette campagne, le harcèlement sexuel est encore un sujet tabou et rares sont les victimes qui osent en parler et encore moins dénoncer leurs agresseurs, ce qui nourrit la fausse impression que le Liban n’est pas concerné.
Jour 2 – Baalbek
Après avoir sillonné près de 6000 kilomètres à travers la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie, le Kosovo, la Bulgarie, la Turquie et la Syrie, la caravane amoureuse arrive à Baalbek. Le fourgon de Marc Vella aménagé pour transporter le piano, le camping-car des cinéastes et les trois bus aménagés pour héberger les caravaniers ne passent pas inaperçu près des ruines. Les bus, répondant aux doux noms de Kagi, Gédéon et Caribou, se sont en effet embellis au fil des rencontres, avec dessins et phrases comme « Je t’aime » en bulgare, « La Caravane amoureuse, vous êtes mes amis, je vous aime sans frontières » en arabe.
Lors de mes vacances françaises en février dernier, un couple d’amis me réserve une surprise en m’annonçant sa venue au Liban en mai avec la caravane amoureuse. Quelques minutes de présentation du projet me suffisent pour être séduit. Après trois mois d’attente, le départ se profile. Sans savoir vraiment où cette aventure me mènera.
Tournée dans un style relativement audacieux, cette série dresse un tableau vivant du quotidien libanais.
Sleimane est un livreur débrouillard et gouailleur et le héros de la première série arabe exclusivement diffusée sur Internet. « Cette série parle de la vie ordinaire des gens, telle qu’on la voit dans la rue », explique à l’AFP Katia Saleh, productrice de Shankaboot, le nom qu’elle a donné au feuilleton.
