Alors que l’échéance des élections municipales approche (2, 9, 23 et 30 mai selon les régions), les affiches des candidats tardent à être placardées. Par contre, des vagues de drapeaux déferlent sur le Liban.
Une mosaïque de couleurs…
Lorsque je croise mon premier drapeau brésilien, je pense à la diaspora libanaise qui rentre au pays pour les vacances d’été. Un peu en avance cette année ! Lorsque je croise mon premier drapeau allemand, je pense cette fois à des touristes au patriotisme exacerbé. Puis les drapeaux se multiplient. Intrigué, je demande alors les raisons de ce phénomène. Tous les quatre ans, le Liban vibre pour la Coupe du Monde de football. Même si le pays du Cèdre n’y participe pas. Depuis plus d’un mois, les Libanais se préparent pour supporter leur équipe préférée et affichent clairement leurs couleurs.
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Elle fête son 25e anniversaire cette année dans la plus grande discrétion. Comme pour tout ce qu’elle fait, l’association arcenciel préfère l’efficacité dans le silence, l’efficacité et le silence.
Il aura fallu attendre toutes ces années et le prix Takreem dans le domaine « philanthropie et actes humanitaires », qui lui a été remis le mois dernier, pour faire sortir de leur mutisme les « gens » d’arcenciel. Les acteurs dans l’ombre d’une belle aventure qui embrasse aujourd’hui tous les secteurs de notre société. Une société fonctionnant, hélas, la plupart du temps sur des initiatives personnelles.
À flanc de colline, au cœur d’une végétation luxuriante et en surplomb d’une rivière, le cadre est idéal pour une villégiature de rêve. Mais le complexe touristique en construction se dresse dans un village du Liban aux portes de l’ennemi, à un jet de pierre d’Israël. « On nous a dit que c’est une folie de construire si près de la frontière avec Israël », explique Khalil Abdallah, l’initiateur de ce projet de 3 millions de dollars érigé à Wazzani, à trois mètres de la ligne bleue. « On nous a dit aussi que c’était une très bonne idée », ajoute cet entrepreneur de 58 ans, de retour au pays après 40 années passées en Afrique.
Alors que je menais une vie paisible en France, je décide un jour de satisfaire ma soif des grands espaces. Je m’invite dans un sac à dos plein à craquer, entre un pantalon et un pull. Sans vraiment savoir où cette aventure me mène. Le voyage n’est pas de tout repos. Je suis secoué comme du linge dans une machine à laver, je reçois des rayons X très désagréables. Quelques heures après, le sac s’ouvre. Je ne suis pas mécontent de déployer mes ailes longues et fines et de prendre mon envol.
Plutôt que d’accepter les pratiques religieuses du christianisme et de l’islam, qu’ils jugent pesantes, certains Libanais choisissent de se tourner vers des formes allégées du bouddhisme, parfois sans même renoncer à leur identité religieuse d’origine. Appel au secours ou effet de mode, la spiritualité orientale tente en vain de définir sa place dans la collectivité.
Après les salons d’esthétiques pour femmes et pour enfants, nous autres messieurs avons enfin le droit de nous laisser aller entre les mains de professionnelles de l’esthétique et de la détente dans un spa qui nous est exclusivement consacré à Beyrouth.
C’est un espace entièrement dédié aux hommes, à leur confort, à leur bien-être. Au cœur de la capitale, un spa pour hommes a récemment ouvert ses portes. Une idée avant-gardiste pour le Liban où les spas pour femmes pullulent « à chaque kilomètre », comme l’affirme Fadi, le responsable de ce centre. « Nous avons effectué une étude de marché et il est apparu qu’aucun espace de ce genre n’existait au Liban, contrairement au Golfe où ce concept est très répandu et très en vogue », ajoute-t-il. « De là nous est venue l’idée d’ouvrir ce centre où tout, absolument tout, est fait pour le confort des hommes. Pour notre logo, nous avons choisi le lion, sans hésiter. Vous savez pourquoi ? Parce que le lion est paresseux, s’occupe de lui-même et ne fait pratiquement rien de la journée. Il est le roi, personne n’ose se mesurer à lui », explique encore Fadi.
Le Samedi Saint, le Pâques ambulant
Le Samedi Saint est un jour d’attente entre la mort de Jésus le vendredi et sa résurrection le dimanche.
Comme l’année passée, nous prenons la route, accompagnateurs et volontaires, pour rendre visite aux jeunes d’Anta Akhi qui célébreront le Dimanche de Pâques en famille. La rencontre s’articule dans chacune d’entre elles autour de la lecture d’un texte biblique, du partage d’intentions de prière, de la distribution de la communion par le prêtre qui nous accompagne et par un petit temps festif. C’est toujours avec la même joie que je participe à ces moments privilégiés dans les familles.
Le Jeudi Saint, la cérémonie du lavement des pieds
Le Jeudi Saint marque le début du Triduum pascal et commémore l’institution concomitante des deux grands sacrements du sacerdoce et de l’Eucharistie.
Au cours d’une messe célébrée communément pour Sesobel et Anta Akhi, le prêtre interpelle successivement chacun des douze jeunes choisis parmi ces deux associations. Puis il leur lave humblement les pieds, en mémoire du moment où Jésus a fait de même pour ses douze apôtres.
Les moments forts du temps pascal, vécus pour certains avec les jeunes d’Anta Akhi et pour d’autres avec des collègues, me permettent encore cette année de découvrir de nouvelles traditions et pratiques (comme quoi cela a du bon de faire une mission de deux ans !).
Le lundi des Cendres, le rite de l’imposition des cendres
Semaan el-Habre est le héros ordinaire d’une vie peu ordinaire, le dernier habitant d’un village abandonné pour cause de guerre. Il a inspiré à son neveu Simon un documentaire émouvant : « The One Man Village ». A ce propos, le quotidien L’Orient-Le Jour publie dans son édition du 18 février dernier l’article suivant de Carla Henoud.
