Séou le Liban ?

Jerome on 17 décembre 2008

drapeau.jpgCommençons par un petit jeu. Prends quelques instants pour trouver des mots qui sont pour toi associées au Liban ? Voici quelques idées : guerre, Beyrouth, cèdre. A partir de ces mots, ton image du Liban est-elle plutôt positive ou négative ? Dans le deuxième cas, il est impératif que je te fasse découvrir les beautés du Liban (grottes de Jeïta, Harissa…).

Les données ci-dessous sont tirées de l’encyclopédie libre Wikipedia (http://fr.wikipedia.org).

carteliban2.jpgGéographie :
Le Liban, pays du Levant (Proche-Orient), est une étroite bande de terre bordée par la mer Méditerranée sur 240 km de côtes. Long de 250 km et large de 25 à 60 km, il s’étend entre la Syrie sur 376 km et Israël au Sud sur 79 km. Sa superficie est de 10 452 km2, soit l’équivalent du plus grand département français métropolitain, la Gironde. C’est le plus petit pays du Proche-Orient en superficie.

Relief :
Le relief est très varié : sur les 65 km que fait le Liban, le relief va de 3089 m d’altitude jusqu’au niveau de la mer. La montagne occupe la plus grande partie du territoire.

Climat :
Climat méditerranéen plus rude dans les montagnes, doux à chaud, hivers humides avec des étés chauds et secs ; les montagnes libanaises connaissent d’importantes chutes de neige. Passé la première chaine de montagne, le climat devient sensiblement plus sec et acquiert un caractère steppique voire désertique dans le nord-est du pays.
Saisons les plus favorables : avril-juin et septembre-octobre. Température de la mer autour de 28° en été.

Economie :
Sur la côte, on cultive les agrumes ; sur les pentes en terrasse des montagnes (Mont Liban…) poussent des arbres fruitiers, de la vigne, des forêts de pins. La Bekaa est le domaine des cultures irriguées. Suite aux coupes excessives, la garrigue et le pâture ont supplanté les forêts de cèdres.
Quinze années de guerre (1975-1990) ont ruiné le pays du cèdre, qui aujourd’hui doit importer 85 % des produits de première nécessité, vit d’une économie souterraine et doit supporter le fardeau d’une dette et d’un déficit budgétaire considérables.
La guerre de juillet 2006 a eu de lourdes conséquences sur l’économie libanaise, dont tous les chiffres ont dû être revus à la baisse. Le coût de la guerre et de la reconstruction a augmenté l’endettement du pays ; la croissance, qui aurait dû atteindre 6 % en 2006, devrait finalement être nulle ; le secteur touristique a de nouveau fléchi.
Dans une enquête du FMI classant 155 pays en terme d’attractivité, le Liban arrive en 95ème position.

Transports :
- Transports routiers
Le réseau routier libanais est en grande partie asphalté mais se trouve dans un état déplorable à cause des guerres successives et du mauvais entretien. Il se concentre surtout le long de la méditerranée et sur le versant occidental de la première chaine de montagne, à savoir le Mont-Liban. Le parc automobile libanais est immense mais en vain puisque les infrastructures font défaut.
- Réseau ferroviaire
Il existait au Liban avant la guerre un réseau ferroviaire, celui-ci est aujourd’hui totalement détruit et ne fonctionne pas.
- Transports aériens
Le Liban possède sa propre compagnie aérienne qui dessert une grande partie de l’Afrique, l’Europe et l’Asie, la Middle East Airlines.

Démographie :
Son emplacement géographique, sa richesse en eau, ses montagnes dominant le Proche-Orient, son ouverture sur la Méditerranée et son climat tempéré, lui donnent une haute importance stratégique, économique, politique et militaire. C’est pour cela qu’il a été le lieu d’un brassage d’une multitude de civilisations et de cultures.
Le Liban compte une population de 5 millions d’habitants.
Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants estime que le Liban abritait environ 325800 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007. De ce nombre, 270800 étaient palestiniens arrivés après la création d’Israël en 1948, 50200 étaient Irakiens ayant fui la violence en Irak et la situation d’insécurité en Syrie et 4 500 étaient Soudanais dont la plupart n’étaient pas reconnus.

Langues :
L’arabe est la langue officielle du Liban. L’arabe parlé au Liban appartient à un groupe de dialectes appelé Syro-libano-palestinien. Il diffère par certains points de l’arabe littéraire standard moderne, ayant reçu des influences des différents dialectes arabes, turques et syriaques.
En raison de l’importante communauté libanaise expatriée et de la place du Liban dans le monde des affaires, la maîtrise de langues étrangères autres que l’arabe a toujours été de première importance.
Beaucoup de libanais parlent couramment le français et/ou l’anglais.

Religion :
Le Liban est un pays majoritairement musulman et chrétien.
Il y a plus de 18 confessions dont la plupart ne sont pas considérées comme étant officielles.
Les chiites sont concentrés au Sud et au Nord-Est de la Bekaa, tandis que les sunnites sont plus ou moins au Nord. Les chrétiens sont éparpillés un peu partout au Liban, alors que les Druzes se partagent le Chouf avec les chrétiens, vers Beit-ed-Dine.