L’aventure humaine de la caravane amoureuse (9/10)
Jour 9 – Kfifane et Bcharré
La veille au soir, nous avions écouté avec attention Melhem Khalaf nous raconter la genèse de la « Colonie de la Paix » en 1985, genèse que j’ai transcrite dans un article précédent. Mais il nous avait aussi raconté avec son réel talent d’orateur la naissance d’Offre Joie, ses principes, ses activités. Je vais transcrire cela dans la suite de cet article.
« Quand nous autres libanais étions en dehors du Liban pendant la guerre civile, nous étions étiquetés avec des idées préconçues. Nous devenions l’ambassadeur non plus du Liban mais l’ambassadeur de notre religion, puis de notre confession, puis de notre quartier… En 1987, j’ai eu la chance d’aller en France pour continuer mes études de droit à l’université de Montpellier. Nous voulions réagir et dire encore une fois « Non à la guerre », mais en dehors du Liban cette fois-ci. Il fallait crier l’espérance de cette colonie auprès des jeunes qui étaient là-bas. Il fallait aussi dire qu’un vrai Liban vivait, que des gens au quotidien voulaient vivre en paix.
J’ai donc commencé à parler de cette colonie de vacances. Après avoir terminé, un prêtre est venu me voir et m’a dit : « Moi j’ai été au Liban en 1962 et j’ai une dette de bonheur à l’égard de ton pays. Si ce que tu racontes est vrai, moi je vais venir ». C’était la première rencontre avec le père Jean Rouquette qui m’a permis après de fonder Offre Joie en France.
Pour établir les statuts de l’association en France, il fallait un nom. Un cheminement de cœur a abouti à un nom particulièrement signifiant en arabe : « Farah el ata’ », « La joie de donner ». C’est une expérience personnelle que chacun fait à son niveau. Et c’est ce que nous donnons à nos jeunes comme possibilité, avec le nom déjà.
Cette démarche pour les statuts m’a aussi donné la possibilité de dire le but d’Offre Joie. En France, on entendait facilement « Il faut prendre ces enfants de la guerre, leur trouver des familles d’accueil ». On ne les appelait même pas les enfants du Liban. On les déracinait pour aller leur faire apprendre une langue pendant un ou deux ans. Et puis après on les laissait là-bas parce que c’était mieux ! En les déracinant, on laissait le pays se vider. Nous, nous avions une autre idée pour ces « enfants de la guerre ». Il ne fallait pas les faire sortir du Liban, il fallait au contraire leur donner des attaches au Liban. C’est comme çà que toutes nos activités depuis 1985 sont orientées vers le Liban, au Liban et qu’elles se terminent toutes dans la forêt des Cèdres.
Nous agissions avec l’élan du cœur, mais il fallait aussi penser ce que nous étions en train de faire, penser le but d’Offre Joie. Le but au Liban est de rassembler la famille libanaise. Nous sommes conscients de ce défi et nous existons pour cela. Rassembler la famille libanaise autour de trois grands principes, les chemins qui nous mènent jusqu’à ce but, et qui sont « Amour, Respect, Pardon ». Chaque mot n’a de sens que dans la mesure où il est vécu.
Le pardon est le principe le plus dur. C’est pour cette raison que dans nos colonies, nos chantiers et nos activités, nous expliquons à nos jeunes que si nous ne pouvons pas pardonner maintenant, nous devons tendre vers le pardon. Le pardon doit nous mettre dans une attitude en avant sur les chemins de la vie. Si nous arrivons à pardonner, nous allons expérimenter une force qu’on ne peut décrire. C’est un choix que chacun doit faire à sa manière.
Le deuxième principe est l’Amour avec un « a » majuscule. Aimer ce n’est pas jeter une image de soi dans l’autre et aimer cette image. Aimer c’est accepter l’autre dans sa différence, comme il est, et dans sa spécificité. Et cela va dans les deux sens. Il n’y a pas d’autre. L’autre n’est que moi-même avec soit un peu plus, soit un peu moins de ce qui me manque ou de ce que j’ai à lui apporter. Il n’y a pas d’autre parce que nous sommes tous un dans cette famille humaine. Aimer l’autre ne peut se faire que dans la mesure où l’on connaît l’autre. Le Liban ne peut être ce tissu de solidarité qui prend forme autour de la citoyenneté que s’il y a une vraie solidarité. Et cette solidarité je ne peux la créer que dans la mesure où je connais l’autre.
Le respect, c’est la colonne vertébrale de notre activité. Dès 1985, nous avons dû très vite faire face au respect des différences. Offre Joie puise son unique force dans la proposition faite aux enfants de vivre les moments de leur foi. Ainsi, nous mettons des autocars à la disposition de ceux qui veulent se rendre à la messe le dimanche ou à la mosquée le vendredi. Mais cela va au-delà de çà. Nous avons tenu à mettre un moment de prière commun le soir autour du mat. Chaque enfant fait sa prière à sa manière, comme il la fait chez lui dans sa maison. Le respect des différences se fait aussi à travers l’aspect culinaire. Ainsi, nous ne mangeons ni viande le vendredi, ni viande de porc.
Nous avons vécu pendant 25 ans avec ces trois principes. Mais je crois qu’aujourd’hui il faut en ajouter un quatrième. Le respect à lui seul n’est pas suffisant car il peut nous mettre dans des situations d’indifférence, « Je te respecte mais reste là où tu es ». Il y a un vrai risque de ne pas aller vers l’autre. C’est pour cette raison qu’il est important de considérer l’autre, de le valoriser. Je reconnais l’autre dans que ce qu’il fait, dans ce qu’il est. Sa souffrance est mienne, et au-delà de çà, son succès est mien. Si j’arrive à aller vers l’autre et à considérer que tout ce qui le touche me touche, alors on peut vraiment aller vers une société plus unie.
Je vais faire un rapide panorama sur l’activité d’Offre Joie depuis 1985 jusqu’à aujourd’hui. Pendant les cinq premières années, l’activité était centrée uniquement autour des colonies de vacances. Elles ont compté jusqu’à 1200 enfants qui ont fait le tour du Liban, sont allés jusqu’à la zone occupée par Israël et ont dormi chez l’habitant. C’était quelque chose d’important de mélanger tout ce monde durant les années de guerre.
Puis les enfants qui étaient présents aux colonies ont grandi et nous ont poussé vers les chantiers. Les jeunes se sont retroussés les manches. Ils se sont engagés auprès de l’espace public, propriété de tous, et sont allés vers les plus démunis, les quartiers de misère, les lieux délaissés. Pour réhabiliter l’un des quartiers les plus défavorisés de Tripoli. Pour réhabiliter des écoles, surtout dans les régions les plus éloignées. Pour des actions dans les prisons…
Offre Joie est un mouvement de citoyenneté qui s’engage dans la cité là où elle a le plus mal. Cet engagement a été concrétisé par de nombreuses actions. Durant les derniers évènements de 2008 où le pays a été scindé en deux (camp du 8 mars et camp du 14 mars), Offre Joie a mené 31 initiatives en 18 mois, clamant la consolidation de la paix civile et cherchant à être un trait d’union pour éviter le pire.
Mais Offre Joie est avant tout un mouvement de jeunes. Ils prennent les projets en main, font l’étude de besoins, l’exécutent et l’évaluent. Il faut juste les soutenir en leur assurant tout le nécessaire en terme de contacts, de logistique et surtout de soutien moral. Depuis 25 ans, nous crions haut et fort que le Liban ne meurt pas, qu’il y a encore au Liban des jeunes prêts à s’engager pour changer peu à peu les choses. Pour nous, l’action doit se maintenir dans le temps et je crois qu’elle portera ses fruits dans cent ans. Ce qui importe c’est de veiller sur la graine… »
Melhem Khalaf nous parlait avec l’élan du cœur de cette association, ou plutôt, comme il le définit lui-même, « d’un engagement, du sens d’une vie, de ce que l’on peut porter au fond de soi ».
Nous quittons Kfifane et Offre Joie pour nous rendre un peu plus au nord du pays. La route montagneuse surplombe la Vallée de la Qadisha, cette profonde gorge qui entaille le Mont Liban et qui est un lieu saint étroitement lié aux chrétiens maronites. Je profite de la traversée de la ville de Bcharré pour évoquer dans le bus le souvenir du célèbre peintre, écrivain et poète Khalil Gibran, auteur notamment du chef d’œuvre « Le Prophète ». Puis la route grimpe jusqu’à la forêt dite des « Cèdres de Dieu » (« Arz er Rab »), située au cœur d’une montagne aride.
Une visite guidée nous est proposée dans ce musée naturel que j’avais présenté dans un article précédent. Tout en marchant sur les chemins balisés et ombragés par des cèdres majestueux, nous écoutons les explications sur les différentes espèces et les âges des cèdres présents. Nous tombons sous le charme de ces deux cèdres amoureux dont les branches s’enchevêtrent, si bien que nous n’arrivons pas à distinguer si telle ou telle branche appartient à l’un ou à l’autre. Certains caravaniers font des arrêts pour respirer le parfum balsamique que les cèdres dégagent, d’autres pour enlacer les cèdres dans leurs bras afin de capter leur énergie. Les sentiers nous mènent ensuite au pied de la sculpture Lamartine, la plus grande sculpture naturelle au monde ! J’éprouve toujours le même plaisir lorsque ces visages et ces corps se dévoilent au fur et à mesure que je tourne autour de la sculpture.
Marc approche le fourgon jusqu’au muret que la reine Victoria ordonna de construire en 1876 pour protéger la dizaine d’hectares de forêt. Le piano est extrait du fourgon puis tiré (par je ne sais quel miracle !) sur un sentier jusqu’au pied de la sculpture, lieu du concert. Marc, Éric, Marie-Astrid et Cathy se livrent l’un après l’autre à des improvisations musicales. Tandis que nous autres caravaniers, assis ou couchés dans l’herbe, nous mettons à l’écoute de la musique et de la nature. Ce concert procure un bien-être indéniable !
De l’immense forêt de cèdres qui recouvrait jadis le Liban, seuls quelques massifs isolés subsistent. Depuis l’Antiquité, le bois de cèdre était convoité pour son imputrescibilité et était utilisé notamment dans les constructions de navires et de temples. Les cèdres étaient menacés d’extinction et risquaient de n’être plus qu’une image sur les livres de botanique pour les générations à venir. Pour conserver ce véritable patrimoine de l’humanité, le gouvernement a entrepris un programme de reboisement.
Nous contribuons humblement à cette œuvre collective en plantant quatre jeunes cèdres dans cette forêt. Pour chacun d’eux, nous formulons un souhait pour notre monde. Belle initiative ! Ces jeunes pousses se dressent fièrement, prêtes à prendre la relève. Mais elles sont encore bien fragiles. Elles auront besoin d’être protégées, arrosées pendant de nombreuses années.
Nous reprenons ensuite la route de Kfifane et dînons à Offre Joie. Vers 21 heures, Melhem Khalaf prend la parole et lance la soirée. Le concert s’ouvre sur un trio libanais ney-synthétiseur-oud. Les notes s’enchaînent avec le duo clarinette-piano d’Alain et Marie-Astrid, puis avec le trio de guitaristes libanais. Tous ces musiciens se jettent des regards complices et semblent prendre un véritable plaisir à jouer ensemble. Marc prolonge cet instant musical. Il impressionne par sa grande facilité et sa dextérité incroyable. La jeune joueuse de oud prend le risque d’une improvisation avec lui. Mue probablement par l’envie de profiter de cet espace ouvert où ce sont d’abord les musiciens qui décident de la soirée et lui donne son épaisseur. Alain les rejoint avec sa clarinette. L’envie de jouer et de s’amuser prime. La fin du concert est marquée par une improvisation générale entre les musiciens de la caravane et les musiciens libanais, et par des danses entre le reste des caravaniers et le public. Public qui tarde à quitter les lieux, sans doute pour conserver le plus longtemps possible le charme intact.
Melhem Khalaf remercie d’abord la démarche de la caravane amoureuse et nous missionne d’être les messagers de la paix au Moyen-Orient une fois rentrés en France. De notre côté, nous invitons Offre Joie à venir en France pour une invasion amoureuse. Nous imaginons déjà les futurs projets que nous pourrions construire ensemble : faire une caravane d’enfants libanais, israéliens et palestiniens… ! Melhem Khalaf remet à chaque caravanier un souvenir d’Offre Joie. Il s’agit d’un porte-clé réalisé avec une rondelle de cèdre (artisanat réalisé à partir du bois de cèdre mort ou cassé !). Sur une face est pyrogravé le prénom du caravanier, sur l’autre « Farah el ata’ » et un dessin d’un cèdre. Attention touchante. Merci Melhem !
Le lendemain matin, la caravane amoureuse quittera le Liban. Elle poursuivra son périple en Syrie, Turquie, Grèce, puis rejoindra l’Italie par bateau et enfin la France. Quant à moi, je vais mener encore quelques mois ma vie de volontaire au pays des cèdres. Aussi, sous le ciel étoilé de Kfifane, les caravaniers et moi nous échangeons des embrassades chaleureuses à la fin de cette soirée, moyen de se remercier pour ce qui a été vécu ensemble pendant cette belle semaine.
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Visites de Tripoli et de l’île aux Palmiers (2/2)
Voici la suite de l’article Visites de Tripoli et de l’île aux Palmiers (1/2).
L’île aux Palmiers : de la visite …
Après avoir navigué au large de chacune des trois îles, nous débarquons sur l’île aux Palmiers. La couleur turquoise de l’eau, la langue de sable blanc, les parasols naturels me permettent de conférer à ce lieu le titre de « petit coin de bonheur au Liban ». Je suis surpris par la faible fréquentation du lieu. En fait, notre sortie coïncide en juillet avec le début du ramadan et en octobre à la période de fermeture de l’île au public.
Visites de Tripoli et de l’île aux Palmiers (1/2)
Je réduis souvent dans mes articles le club Vamos Todos à un club de randonnée. C’est un tort, car c’est un club d’écotourisme proposant :
- Des actions « écologiques » : nettoyage des plages de Tyr auquel j’ai participé, participation à une manifestation pour protéger le pont naturel de Kfardebian d’un projet de construction immobilière…
- Des séjours à l’étranger : Syrie, Jordanie, Turquie, Egypte…
- Des activités nautiques : sortie en speed boat, pêche de nuit, week-end kayak, week-end rafting…
- Des activités terrestres : ATV (autre nom du quad), spéléologie…
- Des diners dans des restaurants en hiver…
Randonnée près de la cascade de Bsetine el Ossi
Cette randonnée avec le club Vamos Todos n’avait pas de difficulté particulière (niveau 4).
Une partie de cache-cache
Dès le début de la randonnée, une partie de cache-cache s’engage entre nous autres randonneurs et la cascade. Dans un premier temps, nous entendons le son si agréable de l’écoulement de l’eau sans pouvoir distinguer son origine. Au fil de notre descente, la magie opère, une cascade se distingue de la verdure environnante. Nous avons alors les yeux des enfants à Noël quand le jouet tant désiré devient réalité palpable. Mais le plaisir est de courte durée puisque la chute d’eau disparait aussi rapidement qu’elle n’est apparue. Nous continuons alors notre descente, le son de l’eau devenant de plus en plus intense. Soudain, une autre cascade surgit cette fois proche de nous. Nous la saluons et faisons connaissance. Elle nous explique qu’elle est très liée à la cascade que nous avons vue précédemment et nous invite à la rencontrer. Avec d’autres courageux, nous marchons quelques minutes et arrivons au pied d’une chute d’eau impressionnante. Ouah ! Nous la saluons et voulons jouer avec elle. Elle nous dit qu’elle n’est pas apprivoisée (ca ne vous rappelle pas quelque chose, l’histoire d’un renard et d’un enfant aux cheveux couleur d’or). Après un temps, un lien se créé entre elle et nous. Elle nous envoie des embruns quand nous nous approchons un peu trop d’elle. Nous ripostons alors en la prenant en photo. Pour nous souvenir de cette belle rencontre, nous prenons une photo tous ensemble. « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince)…
Randonnée au sommet du Qornet al Sawda
Le bus mis à disposition par le club de randonnée Vamos-Todos nous prenait au niveau de la mer et nous déposait vers 2400 m d’altitude, au-dessus des cèdres de Bcharré. Objectif de ce dimanche : atteindre le toit du Liban c’est-à-dire le sommet du Qornet al Sawda à 3088 m.
Dès le début, le groupe se divisait en 2. Afin de réduire la longueur d’un tiers, le niveau 3 embarquait dans un pick-up ou plutôt une sorte de camionnette munie d’un espace ouvert à l’arrière pour y déposer le bétail ! Le groupe 6+ (dont je faisais partie) commençait la « longue » ascension.
Presse – Les maghaouirs de Tannourine
J’ai sélectionné un extrait d’un article de George ACHI paru dans L’Orient-Le Jour du 15 août traitant de randonnées possibles avec les maghaouirs. Une des missions principales de ces commandos de montagne est de lutter contre les différents trafics qui passent par les vallées, notamment les trafiquants de drogue et les immigrés clandestins.
Randonnée près du gouffre de Balaa
J’ai participé à une randonnée organisée par le Club des Vieux Sentiers près du gouffre de Balaa.
Nous commençons notre randonnée à travers un verger. Puis, au détour d’un rocher, le gouffre se devine en contrebas. Quel spectacle lorsque je m’approchais au plus près de celui-ci et marchais sur le pont naturel (je faisais tout de même attention car le gouffre n’était pas du tout sécurisé) ! Ses 150 mètres de profondeur étaient saisissants. L’érosion au cours des siècles a produit cette belle cavité qui fait le bonheur des spéléologues. En cette saison, le débit d’eau de la cascade n’était pas spectaculaire. J’imagine qu’à la fonte des neiges elle doit être plus impressionnante.
Tripoli, Qadisha et forêt des cèdres de Bcharré dans un week-end (3/3)
Pour finir en beauté ce week-end, rien de mieux que de se retrouver au milieu de ces arbres que j’apprécie tant.
La visite de la forêt des cèdres de Bcharré
L’acquittement d’un droit d’entrée libre permet l’accès dans cette forêt dite « des Cèdres de Dieu » (« Arz er Rab »). Ce n’est pas une réserve de cèdres comme celle d’Horsh Ehden ou de Barouk dans lesquelles j’ai aimé randonner. C’est ici un parc clos relativement petit. Tout a été fait pour que les visiteurs se déplacent au milieu des cèdres sur des chemins balisés et avec l’interdiction d’en sortir. Mais il arrive parfois que les interdits soient transgressés. J’ai ainsi vu des gens passer les barrières et faire une photo au plus près des arbres. Je donne mon avis, ce n’est pas ce type de photo qui donne une idée de la stature et de la magnificence des cèdres et en plus cela cause des dégâts !
Tripoli, Qadisha et forêt des cèdres de Bcharré dans un week-end (2/3)
Après notre visite de Tripoli, nous avons pris la route en direction de Bcharré. De nombreux indices (photos, affiches publicitaires) nous ont indiqué que nous étions dans une région fortement chrétienne et ayant voté pour les Forces Libanaises aux élections législatives le mois dernier. Nous avons retrouvé notre guide Yves, un français présent au Liban depuis 32 ans, devant l’église de Bcharré.
Tripoli, Qadisha et forêt des cèdres de Bcharré dans un week-end (1/3)
Avec un couple de volontaires de la DCC et des personnes de leur famille venues pour des vacances, nous avons vécu un week-end intense et riche dans le nord du Liban. Aussi vais-je décomposer ce week-end en 3 articles.
La visite de Tripoli
Le samedi, nous avons visité très rapidement Trablos (nom libanais de Tripoli), la deuxième ville du pays dont l’agglomération dépasse les 500000 personnes. Cette visite rapide était plus due à notre emploi du temps serré qu’aux possibilités de visites qu’offrent cette ville et ses environs (château Saint-Gilles, île des palmiers… à visiter une autre fois !).
