En chemin vers Pâques… (1/3)
Les moments forts du temps pascal, vécus pour certains avec les jeunes d’Anta Akhi et pour d’autres avec des collègues, me permettent encore cette année de découvrir de nouvelles traditions et pratiques (comme quoi cela a du bon de faire une mission de deux ans !).
Le lundi des Cendres, le rite de l’imposition des cendres
Le lundi des Cendres marque le début du Carême, quarante jours de préparation à la fête de Pâques par la pénitence et la prière.
Lors de la célébration à Anta Akhi, le prêtre maronite trace avec des cendres le signe de la croix sur le front de chacun d’entre nous et prononce la phrase tirée du livre de la Genèse : « Ouzkour ya insan annaka min al tourab wa ila al tourab ta3oud » (Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière). C’est un geste symbolique pour manifester notre conscience et notre regret du péché, mais aussi pour signifier notre espérance dans la miséricorde de Dieu.
Le Carême, un temps de jeûne
Pendant le temps du Carême, le rythme et le contenu du régime alimentaire ordinaire sont modifiés. J’ai constaté autour de moi qu’il n’y a pas de règle stricte établie et que cela correspond plus à un choix personnel.
Nombreux sont ceux qui jeûnent quotidiennement de minuit à midi, jeûne de nourriture et d’eau. Certains font également le choix de jeûner de viande, d’oeufs (les oeufs s’accumulent dans des paniers en prévision de Pâques, ils sont même parfois suspendus dans les malls !), de produits laitiers… pendant les quarante jours. Certains encore jeûnent les deux ou trois derniers jours de la semaine sainte, et ne rompent leur jeûne que le samedi saint ou le dimanche de Pâques au matin.
Le Dimanche des Rameaux, la procession
Le Dimanche des Rameaux commémore l’accueil triomphal de Jésus entrant dans Jérusalem, seul moment de triomphe terrestre du Christ.
Après la messe, une procession se déroule dans notre quartier de Ballouneh. Le prêtre et la croix, recouverte d’un drap blanc et de rameaux, sont escortés par les familles des jeunes, quelques membres du personnel et des amis d’Anta Akhi. Mais aussi par des enfants que des cierges garnis de fleurs et habits neufs font ressembler à des petits princes et petites princesses. C’est la tradition au Liban, le Dimanche des Rameaux est la fête des enfants.
Le Mercredi Saint, le rite de purification
Le Carême est un temps de préparation à la célébration de la mort et de la résurrection du Christ. Meilleure est la préparation, meilleure sera la célébration. Ce mystère ne peut réellement être vécu qu’avec un esprit et un coeur purifié.
Il existe au Liban une tradition le jour du Mercredi Saint, appelé aussi Mercredi de Job en référence au personnage biblique. Walid, un accompagnateur, nous propose de faire revivre cette tradition que personne ne semble connaître à Anta Akhi. D’après ce que j’en ai compris, elle consiste à préparer une eau avec sept genres de fleurs guérissantes (en référence à la maladie de Job). Après une prière de bénédiction, chacun trempe ses mains et se les porte au visage afin de se purifier.
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Les kurdes célèbrent leur Nouvel An à Beyrouth
En ce dimanche 21 mars, le soleil est éclatant. Je profite de ce premier jour de printemps pour aller à Beyrouth et ainsi revoir la Grotte aux Pigeons survolée lors de mon retour au Liban le mois dernier.
Je quitte la corniche, lieu de promenade des Beyrouthins longeant la mer, et m’engage sur un chemin qui descend vers celle-ci. Je suis surpris de croiser autant de personnes allant dans le même sens que moi en ce milieu de journée, et présume que c’est un lieu de pique-nique dominical. Lorsque je rencontre un homme arborant un drapeau rouge, blanc, vert et frappé d’un soleil jaune, je réalise que les souvenirs de mes cours de géographie en école primaire sont lointains. Je ne suis pas en mesure de situer sur la mappemonde le pays associé. Cet homme est-il un touriste fier de montrer son pays d’origine ? Je croise ensuite deux puis trois puis quatre drapeaux, et ainsi de suite. Il doit y avoir une explication. Après quelques instants, une marée humaine et de drapeaux se découvre en contrebas, juste au bord de l’eau. Arrivé au milieu de la foule, je demande à l’un des militaires présents sur le site la raison de ce rassemblement. Je comprend de l’arabe le mot « fête » et devine le mot « kurde ».
Les décorations de Noël
En ce mois de décembre, les rues libanaises brillent de mille feux. Je constate au cours de mes déplacements que les municipalités n’ont pas lésiné sur les dépenses, décorant réverbères, ronds-points et rues avec des étoiles et des « Joyeux Noël ». Sur un rond-point de Ballouneh où se situe Anta Akhi, je suis séduit par la crèche illuminée et composée d’étoiles, de personnages et d’animaux. Par contre, quand je veux la photographier début janvier, elle est déjà démontée. J’essaierai d’être un peu plus réactif l’année prochaine.
La messe de Noël du Sesobel
Tout le personnel et les jeunes d’Anta Akhi s’associent aux évènements importants du Sesobel comme la messe de Noël. Elle est célébrée par Mgr Antoine-Nabil Andari, président du projet « Handicap et Vie en Eglise » fondé par Yvonne Chami en l’an 2000, et père Joseph Salloum, prêtre accompagnateur du Sesobel et de Anta Akhi depuis de très nombreuses années.
Anta Akhi fête la sainte Barbe
Sainte Barbe (Barbara en grec et latin) est une sainte de l’Église catholique et de l’Église orthodoxe et est fêtée le 4 décembre.
Hagiographie de sainte Barbe
L’hagiographie de sainte Barbe est tirée de l’encyclopédie en ligne Wikipedia :
Sainte Barbe aurait vécu au milieu du 3ème siècle à Nicomédie en Asie Mineure (aujourd’hui Izmit en Turquie) sur la mer de Marmara. D’autres sources la font naître à Héliopolis (aujourd’hui Baalbeck au Liban) où elle aurait vécu sous l’empereur Maximin (empereur romain connu pour sa persécution des chrétiens).
Presse – Le déclin des chrétiens est-il irrémédiable ?
Dans l’édition du 20 octobre de L’Orient-Le Jour, Samir Frangié analyse les raisons du déclin des chrétiens au Liban. Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet, je recommande le livre d’Annie Laurent intitulé « Les chrétiens de l’Orient vont-ils disparaître ? : Entre souffrance et espérance ».
Le déclin des chrétiens est-il irrémédiable ? Cette question, qui m’a été posée par une éminente personnalité chrétienne pour qui j’ai beaucoup de considération et de respect, m’a laissé perplexe. Pris dans le quotidien de la politique, je n’avais pas le recul nécessaire pour répondre à mon interlocuteur, mais en revoyant, par la suite, le parcours de la communauté au cours de ces dernières années, je pense que j’aurais été porté à donner une réponse plutôt affirmative à cette question existentielle.
Presse – Le père Dario Escobar a quitté famille et fortune en Colombie pour une vie d’ermite à Qadicha
Dans l’article Tripoli, Qadisha et forêt des cèdres de Bcharré dans un week-end (2/3), j’avais parlé de cette rencontre avec le Père Dario Escobar, ermite dans la Vallée Sainte. Quelle joie de découvrir dans le quotidien L’Orient- Le Jour du 19 octobre un article permettant de faire un peu plus sa connaissance !
Presse – Des cosmétiques halal pour les musulmanes du Moyen-Orient
Aujourd’hui, à l’occasion de la fête de l’Aïd El Fitr, je présente à tous les Musulmans du monde mes meilleurs vœux de bonheur et de joie. Frères en humanité, puissions nous chacun œuvrer dans le chemin de la paix et la fraternité.
J’ai sélectionné un article paru dans le quotidien L’Orient-Le Jour du 09 septembre. Pour les femmes qui craignent d’enfreindre les préceptes de l’islam en utilisant des crèmes de beauté contenant de l’alcool ou de la graisse porcine, une femme d’affaires canadienne, Leyla Mandi, propose des cosmétiques halal.
Presse – Esprit de ramadan es-tu là ?
L’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du jeûne sacré du ramadan pour les musulmans, commencera demain au Liban (ceci signifie jour de congé pour tous). A cette occasion, j’ai sélectionné une initiative publiée dans le quotidien L’Orient-Le Jour le 16 septembre. Regrettant l’effritement ambiant des valeurs du ramadan, une poignée de jeunes Beyrouthins – ils se sont d’ailleurs réunis sous le nom du collectif Five – ont tenté cette année de raviver les véritables valeurs de ce mois festif à travers une multitude d’activités pour jeunes et moins jeunes.
Messe du jubilé des sœurs clarisses de Yarzé
Le 13 août, pour la Sainte Claire, la patronne de l’Ordre (en fait, la Sainte Claire est le 11 août), Anta Akhi s’est associé aux sœurs clarisses du Monastère Sainte Claire de Notre-Dame de l’Unité pour le Jubilé d’Or de la Fondation du Monastère, soit 50 ans de présence au Liban.
