Tournée dans un style relativement audacieux, cette série dresse un tableau vivant du quotidien libanais.

Sleimane est un livreur débrouillard et gouailleur et le héros de la première série arabe exclusivement diffusée sur Internet. « Cette série parle de la vie ordinaire des gens, telle qu’on la voit dans la rue », explique à l’AFP Katia Saleh, productrice de Shankaboot, le nom qu’elle a donné au feuilleton.

Financé par la BBC World Service Trust en coopération avec la maison de production « Batoota Films », la série dépeint les multiples facettes de Beyrouth à travers le regard de Sleimane, sorte de Gavroche libanais qui sillonne les rues de sa ville pour livrer médicaments, bonbonnes de gaz et nourriture. Si les films, la musique et les programmes télévisés sont soumis à un contrôle préalable au Liban, la toile a permis à Shankaboot une plus grande liberté que celle qu’offre le petit écran : la série traite de drogue, de prostitution et autres sujets jugés tabous.

Dans un monde arabe où les jeunes sont de plus en plus accros à Internet, la série espère donner le coup d’envoi au développement d’un nouveau style qui détrônera les feuilletons télévisés d’Amérique latine et les séries turques très populaires dans la région. Écrit dans un langage parlé, le scénario est plus réaliste que celui des feuilletons étrangers en vogue, doublés en arabe littéraire. « Je crois que beaucoup de gens ont aimé les premiers épisodes (pilotes) de Shankaboot, car ils parlent d’eux et comme eux », souligne Mme Saleh, qui tourne actuellement la deuxième saison de la série, à Taalbaya, un village de la Békaa (Est).

Le réalisateur, Amin Dora, a choisi pour la première saison de se concentrer sur la vie de tous les jours dans les quartiers de Beyrouth. « J’ai voulu montrer la vie réelle dans la capitale et éviter tout ce qui est artificiel », affirme M. Dora, qui a mis en scène des acteurs non professionnels dont « le jeu reflète parfaitement l’état d’âme des Beyrouthins ». Hassan Akil, qui incarne Sleimane, a été attiré par le scénario et le projet lui-même. « Je ne regarde pas du tout les chaînes libanaises, ça manque tellement de naturel », affirme-t-il.

La série n’a pas encore été lancée officiellement, mais pas moins de 7 000 internautes ont suivi les épisodes pilotes et Shankaboot compte déjà 5 000 fans sur Facebook. « Je suis surprise par le succès de la série (sous-titrée en anglais) auprès des expatriés libanais et des étrangers, dit M. Dora. Après les internautes arabes, nos principaux spectateurs se trouvent aux États-Unis. »

Au cours de la première saison (11 épisodes, d’une durée de cinq minutes chacun), on fait la connaissance de Sleimane, de la belle Roueida et de l’énigmatique et sinistre Chadi : des histoires de drogue, de pauvreté et autres s’entremêlent, le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour. La deuxième saison se déroule dans des zones rurales, dans la plaine de la Békaa avec des personnages et des scènes bucoliques qui tranchent avec le Beyrouth cosmopolitain.

« Sleimane est le personnage principal, mais le vrai héros du feuilleton, c’est le lieu où se déroule l’action, que ce soit Beyrouth ou ailleurs, affirme l’acteur Nasri Sayegh, 31 ans, alias Chadi. La touche libanaise crève l’écran. »

Source : Natacha Yazbeck (AFP), quotidien L’Orient-Le Jour, 27 avril 2010

Voici le premier épisode de cette web-série :

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

 

Oups, il n’y a pas de sous-titrage ! Cliquez ici pour accéder au premier épisode sur Youtube et ainsi choisir une langue. Si comme moi vous êtes fan, vous pourrez alors visionner les autres épisodes de la saison 1 et attendre avec impatience la saison 2.

Abonnez vous au flux RSS de ce blog

Logo de la Coupe du Monde de footballAlors que l’échéance des élections municipales approche (2, 9, 23 et 30 mai selon les régions), les affiches des candidats tardent à être placardées. Par contre, des vagues de drapeaux déferlent sur le Liban.

Une mosaïque de couleurs…

Lorsque je croise mon premier drapeau brésilien, je pense à la diaspora libanaise qui rentre au pays pour les vacances d’été. Un peu en avance cette année ! Lorsque je croise mon premier drapeau allemand, je pense cette fois à des touristes au patriotisme exacerbé. Puis les drapeaux se multiplient. Intrigué, je demande alors les raisons de ce phénomène. Tous les quatre ans, le Liban vibre pour la Coupe du Monde de football. Même si le pays du Cèdre n’y participe pas. Depuis plus d’un mois, les Libanais se préparent pour supporter leur équipe préférée et affichent clairement leurs couleurs.

Lire la suite…

Lire la suite...

Une dure vie de moustique

Jerome le 20 mai 2010

MoustiqueAlors que je menais une vie paisible en France, je décide un jour de satisfaire ma soif des grands espaces. Je m’invite dans un sac à dos plein à craquer, entre un pantalon et un pull. Sans vraiment savoir où cette aventure me mène. Le voyage n’est pas de tout repos. Je suis secoué comme du linge dans une machine à laver, je reçois des rayons X très désagréables. Quelques heures après, le sac s’ouvre. Je ne suis pas mécontent de déployer mes ailes longues et fines et de prendre mon envol.

Lire la suite…

Lire la suite...

Plutôt que d’accepter les pratiques religieuses du christianisme et de l’islam, qu’ils jugent pesantes, certains Libanais choisissent de se tourner vers des formes allégées du bouddhisme, parfois sans même renoncer à leur identité religieuse d’origine. Appel au secours ou effet de mode, la spiritualité orientale tente en vain de définir sa place dans la collectivité.

Lire la suite…

Lire la suite...

Après les salons d’esthétiques pour femmes et pour enfants, nous autres messieurs avons enfin le droit de nous laisser aller entre les mains de professionnelles de l’esthétique et de la détente dans un spa qui nous est exclusivement consacré à Beyrouth.

C’est un espace entièrement dédié aux hommes, à leur confort, à leur bien-être. Au cœur de la capitale, un spa pour hommes a récemment ouvert ses portes. Une idée avant-gardiste pour le Liban où les spas pour femmes pullulent « à chaque kilomètre », comme l’affirme Fadi, le responsable de ce centre. « Nous avons effectué une étude de marché et il est apparu qu’aucun espace de ce genre n’existait au Liban, contrairement au Golfe où ce concept est très répandu et très en vogue », ajoute-t-il. « De là nous est venue l’idée d’ouvrir ce centre où tout, absolument tout, est fait pour le confort des hommes. Pour notre logo, nous avons choisi le lion, sans hésiter. Vous savez pourquoi ? Parce que le lion est paresseux, s’occupe de lui-même et ne fait pratiquement rien de la journée. Il est le roi, personne n’ose se mesurer à lui », explique encore Fadi.

Lire la suite…

Lire la suite...

Beyrouth touché par le gel

Jerome le 26 mars 2010

FreezeLundi dernier, j’ai eu connaissance de cette information relayée par la presse locale. Le quartier d’Achrafieh a été touché samedi vers 18 heures par un phénomène qui tend à prendre de plus en plus d’ampleur au Liban et dans le monde entier. Il s’agit d’un freeze, terme en anglais traduit en français par le mot gel.

Lire la suite…

Lire la suite...

Le quotidien L’Orient-Le Jour a publié dans son édition du 17 novembre dernier l’article de Rana Andraos sur les articles contrefaits.

Ce sont ces sacs exposés en vitrine ou dans les arrière-boutiques de magasins et/ou déployés un peu partout sur le territoire libanais, ces DVD que l’on achète au dixième du prix, voire même moins, pour ceux qui ont les « bonnes adresses », des montres, des parfums, des logiciels, ou plus grave encore des denrées alimentaires ou des médicaments.

Lire la suite…

Lire la suite...

Les structures de désintoxication et de réhabilitation des toxicomanes manquent cruellement au Liban, de même qu’un organisme pour orienter les toxico-dépendants demandeurs d’aide. Voici l’article d’Anne-Marie El-Hage publié à ce propos le 13 novembre dernier dans le quotidien L’Orient-Le Jour.

Environ 1 500 toxicomanes sont arrêtés par les forces de l’ordre chaque année au Liban. Ils sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant de trois mois à trois ans, à moins d’accepter de se faire soigner, comme le recommande le tribunal. Mais lorsque les toxicomanes sont disposés à suivre des cures de désintoxication, les structures d’accueil publiques sont rares, quasi inexistantes. N’ayant d’autre choix que celui de se diriger vers le secteur privé, nombre d’entre eux abandonnent rapidement l’idée, car les cures sont chères. Ils finissent souvent en prison, aux côtés des criminels et autres prisonniers de droit commun.

Lire la suite…

Lire la suite...

La fête de Noël entraîne habituellement des dépenses frénétiques dans les ménages pour les décorations, cadeaux, repas de famille… Alors, combien coûte en moyenne la veillée de Noël au Liban ? Dalal Medawar dans l’édition du 25 décembre du quotidien L’Orient-Le Jour apporte des éléments de réponse. Pour rappel, 1 000 livres libanaises = 0.5 euros.

Lire la suite…

Lire la suite...

Le quotidien L’Orient-Le Jour daté du 12 décembre présente l’initiative de l’association Rifaq el-Darb. Ils sont seuls. Ils sont pauvres. Ils sont vieux. Leur vie est désormais derrière eux. À Noël, grâce à Rifaq el-Darb, ils pourront oublier leur misère le temps d’un déjeuner de gala.

Depuis quinze ans, chaque année pour Noël, l’association Rifaq el-Darb vend des cartes de vœux « Pour que Noël n’oublie personne ». Les sommes ainsi collectées permettent notamment d’organiser un déjeuner de gala pour des personnes du troisième âge, vivant dans la solitude et dans le besoin. Au programme, un repas festif, des cadeaux, des cotillons, des chants et des danses. Cette année, ce déjeuner rassemblera non seulement les têtes blanches de Rifaq el-Darb, mais 1 000 personnes du troisième âge, venues d’asiles et de Restos du cœur de tout le pays. Il se tiendra au restaurant Assaf à Kattin dans le Kesrouan le lundi 28 décembre. La journée commencera à 10 heures et s’achèvera vers 17 heures.

Lire la suite…



Related Posts with Thumbnails

Related Posts with Thumbnails

Lire la suite...