Presse – Dans la Békaa, les clans veulent en finir avec les vendettas
Le quotidien L’Orient-Le Jour a publié le 30 octobre un article sur la vendetta, une coutume datant de la période préislamique.
Dans une zone aride et pauvre de la plaine de la Békaa, des clans tout-puissants ont pris l’initiative historique de mettre fin aux vendettas, tradition ancestrale qui, avec le trafic de drogue, a mis cette région au ban du pays, rapporte Jocelyne Zablit de l’AFP.
Un pacte élaboré au début du mois, avec la bénédiction du Hezbollah, a été signé après qu’une banale dispute d’automobilistes eut dégénéré, provoquant la mort d’une personne au Hermel, dans le nord de la Békaa.
Mais contrairement à une tradition en vigueur depuis des siècles, les « sages » de ces clans de confession chiite ont décidé de remettre aux autorités le meurtrier, qui appartenait à un clan rival de celui de la victime.
« Nos coutumes datent de la période préislamique », explique à l’AFP Moflih Allaw, membre de l’un des plus puissants des 100 clans de la région.
« Si un membre d’un clan est tué, quelqu’un du clan rival doit mourir, c’est la tradition », ajoute ce conseiller municipal qui a participé à l’élaboration du pacte.
« Mais avec le temps, nous avons évolué et nous tentons de sensibiliser les familles : il faut oublier les vendettas et devenir des citoyens actifs », dit ce sexagénaire, dont un proche a été récemment impliqué dans un meurtre.
Longtemps ignorée par l’État, paradis du trafic de drogue, de la contrebande et du vol de voitures, des « métiers » qui profitent notamment aux clans, la plaine de la Békaa est également un bastion du Hezbollah. Ce dernier a longtemps fermé les yeux sur les vendettas, mais s’implique de plus en plus pour calmer les esprits.
Dans la plupart des villages démunis, la loyauté aux clans redoutés et bien armés des Jaafar, des Zaayter, des Dandach ou des Hamadé est assurée grâce aux mariages arrangés ou entre proches.
Les vendettas ont souvent pour mobile les femmes ou les terrains.
« Selon la tradition, une fille doit être donnée en mariage en priorité à son cousin. Si elle se marie avec un autre sans le consentement de sa famille, elle risque d’être tuée ainsi que son époux », explique cheikh Allaw.
« Des membres de la famille du mari risquent la mort aussi », ajoute-t-il, précisant que sa propre cousine a connu ce sort il y a quelques années.
Même si ces drames deviennent rares, ils se produisent encore de temps à autre.
« Il y a 10 ans, je suis intervenu dans le cas d’une fille qui s’est enfuie avec un homme poursuivi pour meurtre », affirme Moussa Zaayter, un « juge de réconciliation » de 82 ans.
« On a offert à la famille de la fille une compensation de plus de 3 000 dollars, mais celle-ci a réclamé en plus une fille du clan rival », souligne Zaayter.
Lui-même est poursuivi pour un meurtre commis en 1974, ce qui l’a « exilé » de la Békaa avec sa femme et ses 10 enfants pendant deux ans, avant qu’il se réconcilie avec la famille de la victime.
Pour cheikh Rachid Jaafar, 59 ans, les clans tentent d’améliorer leur image en assurant une meilleure éducation à leurs enfants : certains sont devenus avocats, médecins, ingénieurs ou hommes politiques.
« Le pacte est un message : désormais, personne n’est au-dessus de la loi et les clans ne couvriront plus les criminels », dit cheikh Jaafar, assis dans sa villa luxueuse.
« Mais cette mesure ne sera efficace que lorsque l’État, absent pendant des années, s’affirmera au niveau du développement et de la sécurité », ajoute-t-il.
Pour Boutros Labaki, historien et sociologue, « le pacte fait partie d’un changement historique qui va affaiblir les tribus ». « Aujourd’hui, des partis politiques chiites comme le Hezbollah et Amal accélèrent l’intégration du clan à la communauté religieuse », ajoute l’expert.
« Le changement qui s’opère actuellement est une transition d’une société tribale à une société confessionnelle », résume-t-il.
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22 novembre – Fête de l’Indépendance
Hier, le Liban commémorait le soixante-sixième anniversaire de son émancipation du joug français.
Je propose à cette occasion un bref rappel du contexte dans lequel a eu lieu l’indépendance du Liban. Le 1er septembre 1920, le Général Gouraud proclame la constitution de l’Etat du Grand Liban dans ses frontières actuelles, Etat qui reste soumis à l’autorité d’un haut-commissaire français. C’est le début du mandat français.
Le passage à l’heure d’hiver
Déjà en été, les soirées commençaient tôt. Encore plus depuis deux semaines. Le soleil tire maintenant sa révérence à 16h30. Nous nous engloutissons alors rapidement dans des abysses sombres. Jusqu’à 6h le lendemain matin. Le coupable, le passage à l’heure d’hiver. Mesure tant décriée depuis des années en France, je suis surpris de découvrir qu’elle est aussi appliquée dans bon nombre de pays dont le Liban. Tous les six mois, c’est la sempiternelle question, j’avance ou je recule d’une heure ? Après la confirmation de la réponse auprès d’un panel de collègues, il faut alors faire le tour des montre, réveil, pendule murale, cellulaire et autres caméras. Pendant une nuit (et une seule !), je gagne donc une heure de sommeil. Sauf si je me couche une heure plus tard !
Presse – Soins de beauté pour enfants : entre nouvelle tendance et nécessité
Avec l’article de Nada Merhi dans le quotidien L’Orient-Le Jour le 29 septembre, j’inaugure une nouvelle thématique dans ce blog, la beauté (et il y aura matière à écrire !). Les spas et les salons de beauté restent des destinations très convoitées par les adultes. On aurait difficilement imaginé que ces lieux soient destinés aux enfants. Détrompez-vous. Ces centres aux mille et une couleurs commencent à fleurir au Liban et se font une clientèle. Les psychologues déplorent une enfance volée.
Presse – Signé : le meilleur ami de l’homme
Dans sa chronique hebdomadaire publié dans le quotidien L’Orient-Le Jour, Georges Achi a choisi le 26 septembre de signer « 24 heures avec… un chien errant ». Amicaux ou dangereux, errant la nuit dans les villes ou sur les routes de montagne, les chiens des rues constituent un danger pour la société et pour eux-mêmes, lorsqu’ils sont obligés de redevenir sauvages pour survivre. Plusieurs associations tirent la sonnette d’alarme et rappellent qu’il existe des moyens de résoudre ce problème.
Presse – Le premier guide touristique entièrement traduit en braille
Une initiative intéressante a été publiée dans le quotidien L’Orient-Le Jour le 24 septembre.
Le ministère du Tourisme fait un pas de plus dans sa politique d’accès au patrimoine et à la culture pour tous, et offre la possibilité aux déficients visuels de découvrir le pays grâce à des itinéraires de découvertes traduits en braille.
Presse – La première université de la non-violence au Liban : 70 étudiants de six pays arabes
Charlotte d’Ornellas a repris dans le quotidien L’Orient-Le Jour le 22 septembre une initiative intéressante qui a eu lieu cet été, et pour la première fois dans la région. Quelque 70 étudiants ont participé à la première année de l’université pour la non-violence. Ils allient recherche, théorie et pratique afin d’explorer les théories non violentes et de les mettre en œuvre.
Presse – La vie des hommes en vert, entre les rues de Beyrouth et les camps de travailleurs
Des articles parus dans le quotidien L’Orient-Le Jour illustrent bien certaines composantes de la société libanaise et m’aide à la découvrir. Après « 24 heures avec… un chauffeur de service », j’ai sélectionné aujourd’hui « 24 heures avec… un balayeur de Sukleen », article de George Achi paru le 29 août.
Presse – Baignade interdite
Alors que l’été n’a pas encore tiré sa révérence, je reviens sur un fait constaté dans les piscines que j’ai fréquentées. Les travailleurs domestiques d’origine étrangère n’accédaient pas au bassin pour jouer avec les enfants dont elles avaient la charge, elles restaient debout autour de la piscine pour les surveiller. Une fois, j’ai vu une femme mettre l’extrémité d’un pied dans l’eau, pas plus.
Lettre ouverte aux fans des noms de taxis libanais
Ziad, un ami qui se reconnaitra, m’a envoyé par mail cette lettre écrite par un certain Gilles Tarazi. Ce dernier a observé les noms des taxis libanais et voici le fruit de son travail. Génial !!!!
A tous les fans des noms de taxis libanais, voici le moment tant attendu : une petite liste que j’ai concoctée en pensant à vous, avides de connaissances et d’approfondissement en la matière.
