Voici la suite de l’article Visites de Tripoli et de l’île aux Palmiers (1/2).

L’île aux Palmiers : de la visite …

Après avoir navigué au large de chacune des trois îles, nous débarquons sur l’île aux Palmiers. La couleur turquoise de l’eau, la langue de sable blanc, les parasols naturels me permettent de conférer à ce lieu le titre de « petit coin de bonheur au Liban ». Je suis surpris par la faible fréquentation du lieu. En fait, notre sortie coïncide en juillet avec le début du ramadan et en octobre à la période de fermeture de l’île au public.

Avec la chaleur ambiante, je rêve de piquer une tête dans l’eau. C’est remis à plus tard, Mark, le responsable de Vamos Todos, propose de faire le tour de l’île. Nous nous engageons sur le sentier balisé à l’intention des visiteurs. Rapidement, plusieurs indices révèlent une présence humaine sur l’île à des époques successives :
- Alors que nos pieds foulent les restes de poteries, notre guide lui trouve une anse de jarre. Dommage que ces vestiges ne soient pas collectés.
- Des tranchées creusées dans le roc.
- Les ruines d’une ancienne église du temps des croisés dissimulée au milieu des roseaux. La chrétienté de ce lieu est confirmée par l’orientation est-ouest donnée par la boussole. Les vestiges de constructions romaines subsistent à travers les matériaux réutilisés à l’époque des croisés.
- Un puits d’eau potable creusé aussi du temps des croisés.

Nous découvrons aussi un peu la faune et la flore de l’île :
- Les lys embaumant l’île, si bien que l’odeur si particulière de l’air marin (aussi connue sous le nom de sulfure de diméthyle ou DMS) n’est pas perceptible.
- Les roseaux atteignant une hauteur de près de 2 m et probablement de ceux utilisés dans la confection des parasols naturels de l’île.
- Seulement deux lapins aperçus sur l’île, l’un mort et l’autre détalant à ma vue.

… A la baignade

Après cette visite culturelle intéressante, c’est le moment tant attendu de la baignade ! Quel bonheur de nager dans cette eau chaude et transparente ! J’en profite au maximum. Ce n’est qu’au moment où Mark bat le rappel pour le déjeuner que je me décide à sortir de l’eau.

Nous avons rendez-vous dans la seule « infrastructure » de l’île, quelques tables et chaises en plastique installées sur un plancher de bois et protégées du soleil par une couverture en roseaux. Connaissant le menu, j’apporte mon déjeuner lors des deux sorties. Mais suite à un malentendu, je suis comptabilisé pour le repas en octobre et ne peux me désister. Au menu, poisson frais, pomme de terre et salade ! Pour ceux qui me connaissent, je n’aime pas le poisson ! Je prends donc une photo de mon assiette pour immortaliser ce moment. Je ne le dis pas trop fort, mais j’ai bien aimé le poisson !!

Après le déjeuner, je prolonge le plaisir de la baignade.

Le retour au port

Nous regagnons le bateau et naviguons en direction du port de Tripoli. Un morceau de pastèque à bord est le bienvenu. A l’approche du port, nous arrivons à hauteur du rameur rencontré sur l’île. Entrés dans le port, nous croisons les nombreux pêcheurs prenant la mer pour travailler. Tout le monde semble satisfait de la journée, moi assurément (au cas où vous ne l’auriez pas deviné !).

Voici une sélection de photos prises lors des sorties en juillet et octobre :

 

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Je réduis souvent dans mes articles le club Vamos Todos à un club de randonnée. C’est un tort, car c’est un club d’écotourisme proposant :
- Des actions « écologiques » : nettoyage des plages de Tyr auquel j’ai participé, participation à une manifestation pour protéger le pont naturel de Kfardebian d’un projet de construction immobilière…
- Des séjours à l’étranger : Syrie, Jordanie, Turquie, Egypte…
- Des activités nautiques : sortie en speed boat, pêche de nuit, week-end kayak, week-end rafting…
- Des activités terrestres : ATV (autre nom du quad), spéléologie…
- Des diners dans des restaurants en hiver…

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Une initiative intéressante a été publiée dans le quotidien L’Orient-Le Jour le 24 septembre.

Le ministère du Tourisme fait un pas de plus dans sa politique d’accès au patrimoine et à la culture pour tous, et offre la possibilité aux déficients visuels de découvrir le pays grâce à des itinéraires de découvertes traduits en braille.

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carte_cascade_bsetine.jpgCette randonnée avec le club Vamos Todos n’avait pas de difficulté particulière (niveau 4).

Une partie de cache-cache

Dès le début de la randonnée, une partie de cache-cache s’engage entre nous autres randonneurs et la cascade. Dans un premier temps, nous entendons le son si agréable de l’écoulement de l’eau sans pouvoir distinguer son origine. Au fil de notre descente, la magie opère, une cascade se distingue de la verdure environnante. Nous avons alors les yeux des enfants à Noël quand le jouet tant désiré devient réalité palpable. Mais le plaisir est de courte durée puisque la chute d’eau disparait aussi rapidement qu’elle n’est apparue. Nous continuons alors notre descente, le son de l’eau devenant de plus en plus intense. Soudain, une autre cascade surgit cette fois proche de nous. Nous la saluons et faisons connaissance. Elle nous explique qu’elle est très liée à la cascade que nous avons vue précédemment et nous invite à la rencontrer. Avec d’autres courageux, nous marchons quelques minutes et arrivons au pied d’une chute d’eau impressionnante. Ouah ! Nous la saluons et voulons jouer avec elle. Elle nous dit qu’elle n’est pas apprivoisée (ca ne vous rappelle pas quelque chose, l’histoire d’un renard et d’un enfant aux cheveux couleur d’or). Après un temps, un lien se créé entre elle et nous. Elle nous envoie des embruns quand nous nous approchons un peu trop d’elle. Nous ripostons alors en la prenant en photo. Pour nous souvenir de cette belle rencontre, nous prenons une photo tous ensemble. « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince)…

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Après l’échec de l’épisode 1, je me lançais dans la recherche d’indices. Je demandais aux personnes travaillant à Anta Akhi si elles savaient localiser la gare de Beyrouth. « La gare de quoi ? » me répondait-on. J’abandonnais cette piste.

Un premier indice

Du 15 juillet au 15 août, une kermesse était organisée à Anta Akhi pour faire découvrir l’association. Etant donné ma charge de travail excessive cet été, je n’ai pas eu le temps de beaucoup m’y investir ou y participer.

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Aline et Fabien, un couple de volontaires DCC, ont assisté en mai dernier à la lecture du livre « Jours tranquilles à Beyrouth » près de la gare de Beyrouth. J’ai souhaité à mon tour découvrir ce lieu.

A la recherche de la gare

locomotive.jpgJ’avais le vague souvenir d’être déjà passé en voiture près d’un cimetière à bus et y avoir vu quelques vieux wagons. Je partais donc sans savoir où se situait la gare de Beyrouth et comptais sur les indications des personnes interrogées à la croisée des chemins. Le résultat était le suivant : l’une orientait vers la gare routière. Une autre ne savait pas qu’il y avait eu des trains au Liban. Une autre indiquait un dépôt. En y entrant, une vieille locomotive émergeait d’une végétation envahissante. Je m’empressais de photographier ce vestige industriel laissé à l’abandon mais encore bien préservé de la rouille.

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carte_byblos.jpgAvec Anta Akhi, nous avions rendez-vous au Vieux-Port de Byblos. Cet endroit est chargé d’histoire. 3000 avant Jésus-Christ, Byblos était un port actif qui exportait le bois de cèdre du Liban vers l’Égypte et importait du papyrus égyptien pour le revendre à travers toute la Méditerranée. C’était donc un lieu stratégique par lequel transitaient des marchandises de grande valeur.

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Randonnée au sommet du Qornet al Sawda

Jerome le 10 septembre 2009

Le bus mis à disposition par le club de randonnée Vamos-Todos nous prenait au niveau de la mer et nous déposait vers 2400 m d’altitude, au-dessus des cèdres de Bcharré. Objectif de ce dimanche : atteindre le toit du Liban c’est-à-dire le sommet du Qornet al Sawda à 3088 m.

Dès le début, le groupe se divisait en 2. Afin de réduire la longueur d’un tiers, le niveau 3 embarquait dans un pick-up ou plutôt une sorte de camionnette munie d’un espace ouvert à l’arrière pour y déposer le bétail ! Le groupe 6+ (dont je faisais partie) commençait la « longue » ascension.

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A défaut d’avoir voté en faveur du Liban lors des élections législatives en juin dernier, j’ai voté pour le Liban et ses grottes de Jeita dans le concours des sept nouvelles merveilles naturelles du monde. Pour les avoir visitées lors de mon premier passage au Liban (elles sont toutes proches d’Anta Akhi !), je peux vous certifier que ce titre est mérité. Aussi je vous invite fortement à vous rendre sur le site www.new7wonders.com et voter pour les grottes de Jeita.

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Visite des ruines d’Anjar

Jerome le 2 septembre 2009

carte_anjar.jpgAprès la visite des caves du Château de Ksara, nous reprenions la route vers le sud. Direction Anjar un village rassemblant une nombreuse population arménienne. Les ruines d’une cité omeyyade près de ce village sont l’unique site du Liban datant de l’époque de cette brillante dynastie musulmane. Comme le site de Baalbek, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial au titre de site culturel.

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