Visite des caves du Château Ksara

Jerome le 31 août 2009

carte_chateau_ksara.jpgLe vin au Liban

Profitant d’une terre argilo-calcaire, d’un ensoleillement de près de 300 jours par an et d’un climat sans caprices, les vignobles s’étendent à perte de vue dans la plaine fertile de la Bekaa.

L’origine du vin au Liban remonte aux Phéniciens qui en firent commerce avec le reste de la Méditerranée. Les Grecs et les Romains perpétuèrent la tradition. Ce n’est pas un hasard s’ils ont construit, à quelques kilomètres de là, à Baalbek (voir l’article « Visite des ruines de Baalbek »), un des plus célèbres temples consacrés à Bacchus. Le christianisme entretint à son tour cette culture du vin, des noces de Cana jusqu’aux Croisés, en passant par Byzance.

Un projet d’écotourisme baptisé « La route des vins libanais » propose aux touristes étrangers et aux libanais une tournée des caves locales accompagnée de visites des principaux sites archéologiques et naturels. Nous n’avons pas sillonné la Bekaa dans cet objectif. Mais nous avons quand même fait la visite des caves du Château Ksara. Initialement non prévue dans le programme, c’est moi qui ai demandé à ce qu’elle soit ajoutée. Et je n’ai pas été déçu ! Les autres non plus !

Petit historique du Château Ksara

C’est précisément sur l’emplacement d’un ancien château (ksar en arabe) franc qu’en 1857 les Pères Jésuites font l’acquisition de la propriété de Ksara, un domaine pierreux de 25 hectares. Malgré les conditions difficiles du terrain, les missionnaires s’improvisent viticulteurs en se lançant dans la plantation de cépages. Les caves sont découvertes par hasard en 1898. Alors que des orphelins jouent à enfumer un renard qui effraye les poules, ils tombent sur des cavernes romaines situées juste sous le monastère jésuite. Comme la température est idéale pour la conservation et le vieillissement du vin (11 à 13 degrés), des tunnels sont creusés pour relier les cavernes entre elles. Durant la première guerre mondiale, alors que la famine menace et que les Turcs enrôlent de force les jeunes hommes, de nombreux villageois se réfugient au monastère. Ils travaillent alors à élargir et aménager les caves. Creusées dans les entrailles des rochers, elles s’étendent aujourd’hui en un gigantesque labyrinthe de 2 kms. Le Concile Vatican II ayant demandé aux religieux de céder leurs entreprises commerciales, les Pères Jésuites vendent en 1973 l’exploitation à plusieurs familles regroupées dans l’actuelle société propriétaire.

La visite du Château Ksara

Alors que la température extérieure frôlait les 30 degrés, nous nous promenions dans des galeries où fraîcheur et obscurité faisaient frissonner. Les alignements de fûts en bois de chêne qui conservent le vin et les nombreuses bouteilles poussiéreuses mais précieuses nous donnaient une idée de l’activité du vignoble. Plus de 2 millions de bouteilles sont produites par an, dont près de la moitié destinée à l’exportation. Depuis mon arrivée au Liban, j’en ai tout de même laissé une ou deux vides sur le territoire libanais !

Après cette visite sous terre, nous avions rendez-vous pour une dégustation de vins de la propriété. Au banc des essais, le Château blanc de blancs (cépages : Chardonnay, Sauvignon et Sémillon), le Sunset rosé (cépages : Cabernet-Franc et Syrah), la Cuvée de printemps 2008 (cépages : Gamay et Tempranillo) et enfin le Château rouge 2003 (cépages : 60 % Cabernet Sauvignon, 30 % Merlot et 10 % Petit Verdot). Personnellement, je reconnais ne pas être un fin connaisseur de vins mais j’avoue avoir bien aimé le blanc de blancs et le Château rouge qui était fort en bouche et en longueur.

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Visite des ruines de Baalbek

Jerome le 30 août 2009

carte_baalbek.jpg« La pierre de la femme enceinte »

A l’entrée de Baalbek, nous différions la découverte des ruines pour visiter l’une des carrières antiques creusées dans la colline d’où proviennent les pierres qui ont servi à la construction des temples. Un bloc de pierre taillée surnommé Hajar el-Houblé, « la pierre de la femme enceinte », est resté à l’emplacement où il fut extrait. C’est probablement la plus lourde pierre taillée du monde. Elle mesure 21.5 m de long, 4.8 m de large et 4.2 m de haut. Son poids est estimé à 2000 tonnes. Je suis monté en haut de cette pierre pour poser avec le drapeau libanais !

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carte_zahle.jpgDes visiteurs sont venus cet été pour un stage à Anta Akhi (c’est le cas de Pierre, séminariste français) ou pour revenir à Anta Akhi (c’est le cas d’Anne et Thierry, un couple de suisses). D’une façon générale, les visiteurs étrangers passent la majeure partie du temps à Anta Akhi mais il leur est aussi proposé de découvrir le Liban. C’est ainsi que je me suis invité à l’une de ces visites dans la Bekaa, l’une des régions que je ne connaissais pas. Peut-être parce qu’elle se situe de l’autre coté de la montagne ! Dans la même journée, nous avons vu le sanctuaire Notre-Dame de Zahlé, les ruines de Baalbek, les caves du Château de Ksara et les ruines d’Anjar. La journée au programme varié peut commencer…

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carte_balaa.jpgJ’ai participé à une randonnée organisée par le Club des Vieux Sentiers près du gouffre de Balaa.

Nous commençons notre randonnée à travers un verger. Puis, au détour d’un rocher, le gouffre se devine en contrebas. Quel spectacle lorsque je m’approchais au plus près de celui-ci et marchais sur le pont naturel (je faisais tout de même attention car le gouffre n’était pas du tout sécurisé) ! Ses 150 mètres de profondeur étaient saisissants. L’érosion au cours des siècles a produit cette belle cavité qui fait le bonheur des spéléologues. En cette saison, le débit d’eau de la cascade n’était pas spectaculaire. J’imagine qu’à la fonte des neiges elle doit être plus impressionnante.

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Carte_bcharre.jpgPour finir en beauté ce week-end, rien de mieux que de se retrouver au milieu de ces arbres que j’apprécie tant.

La visite de la forêt des cèdres de Bcharré

L’acquittement d’un droit d’entrée libre permet l’accès dans cette forêt dite « des Cèdres de Dieu » (« Arz er Rab »). Ce n’est pas une réserve de cèdres comme celle d’Horsh Ehden ou de Barouk dans lesquelles j’ai aimé randonner. C’est ici un parc clos relativement petit. Tout a été fait pour que les visiteurs se déplacent au milieu des cèdres sur des chemins balisés et avec l’interdiction d’en sortir. Mais il arrive parfois que les interdits soient transgressés. J’ai ainsi vu des gens passer les barrières et faire une photo au plus près des arbres. Je donne mon avis, ce n’est pas ce type de photo qui donne une idée de la stature et de la magnificence des cèdres et en plus cela cause des dégâts !

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carte_qadisha.jpgAprès notre visite de Tripoli, nous avons pris la route en direction de Bcharré. De nombreux indices (photos, affiches publicitaires) nous ont indiqué que nous étions dans une région fortement chrétienne et ayant voté pour les Forces Libanaises aux élections législatives le mois dernier. Nous avons retrouvé notre guide Yves, un français présent au Liban depuis 32 ans, devant l’église de Bcharré.

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Avec un couple de volontaires de la DCC et des personnes de leur famille venues pour des vacances, nous avons vécu un week-end intense et riche dans le nord du Liban. Aussi vais-je décomposer ce week-end en 3 articles.

La visite de Tripoli

Le samedi, nous avons visité très rapidement Trablos (nom libanais de Tripoli), la deuxième ville du pays dont l’agglomération dépasse les 500000 personnes. Cette visite rapide était plus due à notre emploi du temps serré qu’aux possibilités de visites qu’offrent cette ville et ses environs (château Saint-Gilles, île des palmiers… à visiter une autre fois !).

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J’ai sélectionné un article paru le 06 juillet dans le quotidien L’Orient-Le Jour :

Malgré les récentes années d’instabilité qui ont donné une image peu flatteuse du Liban à l’étranger, les touristes affluent cet été dans le pays, qui devrait accueillir un nombre record de visiteurs d’ici à la fin de l’année.

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carte_ehden.jpgJe continue à vous faire découvrir les beautés naturelles du Liban. Nous étions une vingtaine de personnes du club des Vieux Sentiers à randonner dans la réserve naturelle des cèdres d’Horsh Ehden.

Quelques informations sur la réserve

Cette réserve a été créée en 1992. Elle est située à plus de 1500m d’altitude et couvre une superficie de 17km2. Elle offre une grande biodiversité, les botanistes y ont notamment recensé plus de 1000 espèces végétales. Les cèdres y côtoient les érables et les sapins.

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Cette année, nous sommes passés directement de l’hiver à l’été. Lorsqu’il fait beau et chaud, j’aime aller à la mer en France. Comme le Liban dispose de 200 kms de rivages, je me suis dis que les endroits ne devraient pas manquer.

Force est de constater qu’il faille déjà retirer :
- Les nombreuses plages jonchées de déchets solides. Lors de ma première venue au Liban, j’avais été marqué par les plages de sable de Saida défigurées par des montagnes de déchets. Ce n’est pas l’objet de cet article, mais ceci soulève la délicate question du traitement des déchets au Liban.
- Les plages inaccessibles comme celles près de Jounieh que j’ai vues protégées par grilles et portes cadenassées. La probable explication est que le terrain a été acheté pour en faire une plage privée mais que le projet n’a jamais vu le jour.

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