carte_barouk.jpgAvec d’autres volontaires de la DCC au Liban et en Syrie, nous avons randonné dans la réserve naturelle des cèdres de Barouk dans le Chouf. En cette saison, nous avons été témoins d’une symphonie de couleurs de part et d’autre du chemin. Quel bonheur pour les yeux !

Quelques chiffres sur la réserve

Créée en 1996, la réserve de Barouk a une superficie d’environ 550 km carrés soit 5 % du territoire libanais. Elle représente environ 25 % des forêts de cèdres qui restent encore au Liban, soit plus de 3 millions d’arbres. Certains de ces arbres aux aiguilles persistantes, de la famille du pin, sont vieux de 2000 ans.

Un peu de botanique

Le cèdre, tout comme le sapin, est un conifère. Il peut atteindre une hauteur de 40-50 mètres, une circonférence de tronc de 12-15 mètres. Son feuillage couvrir 50 m d’une extrémité à l’autre. Au Liban, il croît entre 1200 et 2000 mètres d’altitude. Il supporte une couverture neigeuse de plusieurs mois et des points de gel dépassant moins 30 °C.

Le cèdre du Liban croît rapidement jusqu’à l’âge d’environ 45-50 ans, puis plus lentement jusqu’à 70 ans. Il peut vivre jusqu’à 3000 ans. En forme d’aiguilles, ses feuilles persistantes restent sur l’arbre pendant plusieurs années. Le cèdre fleurit au printemps et ne commence à donner des cônes qu’à partir de 40 ans environ (et même souvent plus tard). Ceux-ci, parfaitement lisses et de couleur verte la première année, brunissent et se couvrent d’écailles comme une pomme de pin la deuxième année ; enfin, ils s’effilochent et ne laissent que des rachis. À partir du bois et du fruit du cèdre, on tire une résine appelée cédrie, qui sert de vernis protecteur, et un liquide, le cédrum.

L’histoire du cèdre

Depuis toujours, les qualités exceptionnelles du cèdre en ont fait un bois recherché. Les Phéniciens y ont eu largement recours. Leur flotte renommée exigeait des matériaux abondants et des navires solides. Au moment de leur déclin, les puissances qui prennent le relais et notamment les Egyptiens utilisent le bois de cèdre pour les charpentes, les bateaux, les sarcophages ou les essences aromatiques. Le bois de cèdre est facilement polissable et presque ignifuge, il ne pourrit pas. Les fouilles de Gizeh en Egypte ont exhumé des garnitures de cèdre du Liban presque intactes après plus de 4400 ans.

Tous ces prélèvements n’ont été compensés par aucun reboisement. Les feux de forêt ont aussi touché la population des cèdres du Liban. Actuellement, des campagnes de protection des cèdres et de reboisement sont organisées à partir du Liban et de l’étranger.

Le cèdre, un symbole

Le cèdre est considéré comme un arbre sacré car mentionné dans les 3 grandes religions comme tel :
- Pour les juifs, c’est l’arbre choisi pour construire la charpente du temple de Salomon à Jérusalem
- Pour les chrétiens, c’est l’arbre saint. Le Messie est représenté prophétiquement comme une pousse de la cime élevée du cèdre que Dieu plantera sur une haute montagne. « Ainsi parle le Seigneur Yahvé : Moi, je prendrai à la cime du grand cèdre, au plus haut de ses rameaux je cueillerai une jeune pousse et je la planterai moi-même sur une montagne élevée et altière. Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle poussera des branchages, elle produira du fruit et deviendra un cèdre magnifique. Toutes sortes d’oiseaux habiteront sous lui… » (Ezéchiel 17,22-24)
- Pour les musulmans, c’est le bois pur.

Pour les Libanais, le cèdre est un symbole d’espoir, de liberté et de mémoire. En 1920, un des textes de la proclamation du Grand Liban déclare : « Un cèdre toujours vert, c’est un peuple toujours jeune en dépit d’un passé cruel. Quoique opprimé, jamais conquis, le cèdre est son signe de ralliement. Par l’union, il brisera toutes les attaques ».

Le cèdre est le symbole de l’identité nationale. Le drapeau libanais est divisé en trois bandes horizontales, deux bandes rouges d’égale largeur, encadrant une bande blanche dont la largeur est égale à la somme des deux bandes rouges et au centre de laquelle est peint un cèdre vert.

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carte_maghdouche.jpgAvec la paroisse latine de Jounieh, nous avons effectué le 24 mai un pèlerinage à Notre-Dame de Mantara à Maghdouché, près de Saïda.

Un peu d’histoire

Saint Marc dans son Evangile dit que le Christ, ayant quitté Génésareth en Palestine, se rendit dans la région de Tyr et de Sidon (l’actuelle Saida) pour prêcher la Bonne nouvelle et guérir les malades. La Sainte Tradition relate que la Vierge Marie accompagnait son fils Jésus dans ses voyages. Or, les femmes juives n’avaient pas le droit d’entrer dans les villes païennes. Et comme Sidon était une ville cananéenne, donc païenne, la Vierge Marie attendait son fils dans cette grotte à Maghdouché, car la route romaine, qui traversait Jérusalem jusqu’à la côte libanaise, passait par ce village. Elle « l’attendait » dans la prière et le recueillement, d’où le nom de Notre-Dame de « L’Attente » et le nom en arabe « Mantara ».

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plan_darb_essama.jpgDimanche dernier, avec quelques personnels et amis d’Anta Akhi, nous avons emprunté le sentier Darb Essama, un sentier de randonnée conçu comme lieu de pèlerinage entre Jounieh et le sanctuaire Notre-Dame de Harissa.

La distance est de 3 km et le dénivelé de 500 m. Le début du sentier n’est pas très agréable puisque nous avons monté quelques centaines de marches, avec des maisons à gauche et des maisons à droite. Par contre après, nous nous sommes retrouvés au milieu d’une belle forêt de pins et chênes. Ce sentier est à mon avis assez unique au Liban pour au moins 3 raisons : il est bien entretenu et bien balisé, le dépliant et la carte qui l’accompagne sont bien réalisés.

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Une randonnée à Salima

Jerome le 2 mai 2009

Il y a 2 semaines, j’ai rejoins le Club des Vieux Sentiers pour faire une petite randonnée près de Baabdat, à 30 kilomètres de Beyrouth.

Nous avons suivi un ancien sentier, confirmé par la présence d’une borne kilométrique écrite dans les 2 langues, français et arabe. Ce sentier nous a conduit à travers une belle forêt de pins. Pour la première fois, j’ai mangé des asperges sauvages, délicieuses !

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Une sortie à Rachana

Jerome le 27 avril 2009

Il y a près de 2 semaines, nous nous sommes rendus à Rachana avec les autres élèves des cours de Libanais. C’est un village rendu célèbre par 3 frères sculpteurs de renommée internationale Michel, Alfred et Youssef Basbous. Le village ressemble à un musée en plein air, des sculptures monumentales ornant le bord de la route.

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carteliban2.jpgJe ne suis pas un grand fan de la montagne l’hiver. Mais j’ai accepté la proposition de Benoit, le correspondant local de la DCC au Liban. Samedi, nous étions 6 avec lui, 5 volontaires DCC et une amie de volontaires, pour une randonnée à raquettes près de Zahlé.

Pour bien commencer et bien finir la journée, la voiture s’est enneigée. Heureusement, nous avons reçu à chaque fois l’aide de Libanais fort sympathiques.

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Marche dans la baie de Jounieh

Jerome le 1 avril 2009

Carte_Jounieh.jpgDimanche, je devais rejoindre un club de randonnée. Je me suis présenté à l’un des points de rendez-vous sans avoir prévenu le club. Conclusion, j’ai raté le guide.

J’ai alors marché au bord de la mer entre Tabarja et Nahr El Kalb.

Vous pouvez télécharger ici (avec le clic droit de votre souris) le panoramique de la baie en meilleure qualité. Au fond à droite, vous apercevez Beyrouth. Les 2 cheminées correspondent à Nahr El Kalb qui est le point de repère pour quitter l’autoroute Nord-Sud du pays et aller vers Ballouneh. En haut, vous apercevez, sous la forme d’un triangle, le sanctuaire Notre-Dame du Liban. J’aurai l’occasion d’en reparler ultérieurement.

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